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Pourquoi les Colchoneros sont les joueurs les plus représentés en finale de Coupe du monde

Les 10 Colchoneros qui disputeront la finale de la Coupe du monde 2026.
Les 10 Colchoneros qui disputeront la finale de la Coupe du monde 2026.@Atleti

Ce dimanche, l'Espagne et l'Argentine vont s'affronter en finale de Coupe du monde. Parmi les effectifs des deux équipes, le club le plus représenté est celui de l'Atlético de Madrid (10 joueurs). Mais pourquoi ?

Qui l'eût cru ? Le club le plus représenté en finale de Coupe du monde n'est ni le Barça, ni le Paris Saint-Germain mais bien l'Atlético de Madrid. Une statistique surprenante, mais qui prend tout son sens lorsqu'on considère le profil des 10 joueurs prêts à s'affronter. 

L'Espagne : 3 joueurs collectifs et une nouvelle recrue

Marcos Llorente, Álex Baena et Marc Pubill. Ils sont trois à avoir pleinement évolué à l'Atlético de Madrid la saison dernière. Différents de par leur rôle dans leurs équipes respectives, parfois remplaçants, parfois titulaires en puissance, ils assument leur position pour se mettre au service du collectif. Et c'est bien ce qui fait leur succès. 

Un bon exemple est celui du cas de Llorente. Le latéral droit est une référence du côté de l'Atlético. Après plus de six saisons passées en Rojiblanco, il a obtenu un statut de choix en club, est considéré comme l'un des meilleurs de son équipe, et peut prétendre au brassard de capitaine. Pourtant, il n'a disputé que deux parties durant ce Mondial (contre le Cap-Vert et l'Uruguay) ainsi que six petites minutes face à la France. Cependant, il se tient toujours disponible pour son équipe nationale. Sa détermination, son endurance, ses courses vers l'avant et ses retours défensifs peuvent apporter en fin de match. Il pourrait même être amené à remplacer Pedro Porro après de nombreuses minutes sur le terrain.

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Pour Álex Baena, l'inverse est arrivé. Remplaçant à l'Atlético et assez maladroit tout au long de la saison dernière, l'ailier a été privilégié par Luis de la Fuente. Ce qui reste une surprise, étant donné que son nom n'était pas assuré de finir dans la liste. Egalement toujours présent lorsqu'il s'agit de privilégier le collectif, l'attaquant a su mettre ses coéquipiers de la Roja dans de bonnes conditions. Il a notamment marqué contre l'Uruguay (1-0), tout comme été passeur face à l'Autriche (3-0). Sa capacité à se transcender apporte un atout supplémentaire aux Espagnols.

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Le cas de Pubill est celui d'un défenseur auquel, certes, Diego Simeone fait pleinement confiance, mais encore trop jeune pour déboulonner les cadres de sa sélection. Face à Aymeric Laporte et Pau Cubarsi, il lui reste encore à apprendre. Cela ne l'empêche pas d'être, tout comme ses camarades de club, là pour son coach et son équipe. Sa seule minute de jeu pendant cette compétition (contre l'Autriche) n'est certainement pas suffisante pour un joueur compétitif. Mais, il évolue correctement avec le groupe et est prêt à soutenir le collectif. Une qualité importante.

Enfin, si Alejandro Grimaldo est considéré comme joueur de l'Atlético, il vient tout juste de rejoindre le club. Il n'a pas non plus disputé la moindre rencontre au Mondial. Il reste tout de même une bonne solution sur le côté gauche en cas de difficulté. 

L'Argentine ou le second bastion de la philosophie Simeone

Pour les cinq joueurs évoluant avec l'Argentine, la raison de leur présence en finale se résume à un seul mot : la Grinta. Dans les rangs de l'Albiceleste, on trouve en effet des joueurs qui laissent tout sur le terrain. Et cela fait une grande différence. Ainsi, Juan Musso, Thiago Almada, Nahuel Molina, Julian Alvarez et Giuliano Simeone font encore les beaux jours de l'équipe sud-américaine. Nico Gonzalez pourrait également rentrer dans la catégorie étant donné qu'il a été prêté toute l'année à l'Atlético, mais appartient à la Juventus.

Bien que certains bénéficient plus de temps de jeu que d'autres, les joueurs sont tous unis par l'envie de réussir. Peu importe ce que cela coûte. De l'excès d'engagement aux décrochages et retours défensifs importants, ils se mobilisent pour assurer le meilleur à leur sélection. Un goût de l'effort façonné du côté de Madrid par un certain Diego Simeone

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De plus, l'Argentine a tendance à marquer en fin de match. Cela marque un désir de performer jusqu'à la dernière seconde. Une autre caractéristique que l'on retrouve à l'Atlético. 

La 3e finale avec le plus de joueurs en provenance de l'Atlético

En réalité, la présence de tout ce beau monde est justifiée par l'incroyable capacité que ces joueurs ont à se fondre dans plusieurs effectifs. Peu importe la configuration, peu importe les coéquipiers. L'envie, le don de soi, l'adaptation, permettent aux sélections d'être poussées au sommet. 

La grande présence de joueurs du club n'est d'ailleurs pas unique à cette année. En 2018 (4) et en 2022 (4), il était déjà le plus représenté. Preuve que malgré les échecs, l'équipe de la capitale espagnole possède des footballeurs évoluant au plus haut de leur discipline. Et, pour une fois, on peut en être sûr :  ceux qui pourront présenter le trophée au Metropolitano à la rentrée.