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Le Conseil de l'Europe appelle la FIFA à protéger le football des pressions politiques et financières

Le logo de la FIFA.
Le logo de la FIFA. REUTERS/John Sibley

La Fédération internationale de football (FIFA) devrait se lancer dans une "troisième mi-temps" et oeuvrer à protéger le football des pressions politiques et financières avant la prochaine coupe du monde, a estimé ce dimanche le secrétaire général du Conseil de l'Europe.

A quelques heures de la finale opposant l'Argentine à l'Espagne, Alain Berset souligne que le Mondial 2026 a soulevé "toute une série de questions", citant notamment la suspension par la FIFA du carton rouge infligé à l'Américain Folarin Balogun, sans explication et après intervention de Donald Trump.

"Une sanction a été suspendue au cours de la compétition, après qu'un chef d'État a appelé le président de la FIFA", relève le secrétaire général, regrettant que "l'influence politique" s'exerce "désormais jusque sur le terrain".

Pour protéger le football des pressions politiques et financières, M. Berset suggère à la FIFA de se lancer dans "une troisième mi-temps" en travaillant "d'urgence pour renforcer l'intégrité du sport", menacée selon lui par "l'argent et le pouvoir".

Outre "une sanction suspendue sous la pression", cette Coupe du monde 2026 a été marquée par la "remise en question" de l'autorité des arbitres, ajoute-t-il dans une déclaration transmise à l'AFP.

Il déplore également "des insultes racistes visant des joueurs, dont certaines ont été proférées par des personnalités élues" et "des paris sur chaque passe, chaque carton, chaque corner".

"On ne mise plus uniquement sur le résultat d'un match, mais aussi sur les actions qu'un joueur peut réaliser sans que cela influe sur le score. On gagne un pari en faisant perdre d'autres personnes. C'est la porte ouverte à la fraude", met en garde M. Berset.

"Cette Coupe du monde a ouvert la porte encore davantage. Pour la première fois, la Fifa compte parmi ses partenaires officiels une entreprise du secteur des marchés prédictifs, qui est présente jusque dans les stades", ajoute le secrétaire général de cette organisation qui compte 46 Etats membres et fait office de vigie des droits de l'homme sur le continent.

Alain Berset appelle la FIFA à "entamer dès ce soir un dialogue constructif, afin de préparer le cadre d'intégrité qui s'appliquera à la Coupe du monde en 2030".