"Nous n'étions absolument pas au courant de cette proposition et nous ne disposons d'aucun détail substantiel, notamment sur ce qu'elle implique réellement et sur les conditions qui y sont attachées", s'indigne la FA dans un communiqué.
"Au vu des informations limitées dont nous disposons, nous sommes profondément préoccupés par l'absence de processus et de gouvernance qui a conduit à cette situation, ainsi que par la substance et les principes apparents de ce projet", poursuit le texte.
L'instance dirigeante du football anglais a fait savoir qu'elle préciserait sa position sur l'initiative de la FIFA lorsque celle-ci serait "communiquée de manière complète et transparente".
La Fédération allemande a également protesté contre le projet. "De nombreux acteurs du football européen considèrent les projets de la Fifa comme une attaque absolue contre le football. Je partage cette position. Une limite est franchie ici", a estimé Hans-Joachim Watzke.
"Il y a un large consensus au sein des fédérations membres (de l'UEFA, NDLR) à ce propos, comme me l'ont montré plusieurs discussions que j'ai eues ces derniers jours avec Aleksander Ceferin (président de l'UEFA) et d'autres collègues", a ajouté M. Watzke, qui est également l'un des vice-présidents du comité exécutif de l'UEFA.
"Lors de la Coupe du monde, six équipes européennes étaient en quarts de finale et trois en demi-finales. Si le football européen fait bloc contre ces projets, cela aura un poids considérable", a-t-il estimé.
L'instance dirigeante du football mondial, association à but non lucratif, a annoncé mardi un projet de création d'une filiale commerciale, la "FIFA Forward Enterprise (FFE)", chargée de gérer ses activités commerciales, organiser ses tournois et d'attirer des investisseurs extérieurs, promettant une manne de 10 milliards de dollars pour financer le développement du football.
