"L'objectif c'est de faire simple, au moindre coût et d'avoir du son (du moteur) pour le spectateur. Les six motoristes (en F1) sont favorables à la légèreté et la simplicité, avec un coût qui serait abaissé de 1,5 million à 700.000 euros", a déclaré à quelques journalistes le dirigeant émirati, en marge des 24 Heures du Mans, la course d'endurance automobile la plus renommée de la planète.
Il a dit viser d'ici quatre ou cinq saisons des monoplaces de "630 à 650" kilogrammes, contre 768 aujourd'hui, avec des moteurs d'au moins 700 chevaux. "Les voitures sont lourdes et ce n'est pas bon pour le pilote, elles ne sont pas sûres", a critiqué M. Sulayem.
Pour y parvenir, "nous sommes prêts pour un nouveau moteur en 2031, nous essayons même de pousser pour 2030, et ce sera un V8 (huit cylindres, Ndlr). La décision est prise", a-t-il martelé.
Le président de la FIA a évalué le coût de recherche et développement de ce nouveau moteur à "200 millions d'euros", alors que l'écurie "Red Bull a investi 1,3 milliard, c'est ridicule", sur le bloc imposé cette année, par la FIA, à moitié électrique et à moitié thermique - un V6 avec turbocompresseur - qui est décrié par la majorité des pilotes et des écuries
M. ben Sulayem a assuré que le propulseur conservera une "part d'hybridation", mais bien plus faible, et n'aura plus de turbo, trop lourd.
Après de longues semaines de tractations, la Formule 1 et la FIA ont trouvé un accord la semaine dernière pour réduire la part électrique du moteur l'an prochain (42%/58%) puis 40%/60% en 2028.
Devant les journalistes, le président de l'instance internationale basée à Paris et réputée pour la complexité de ses règlements en endurance, F1 et rallye, a assuré au contraire qu'il était favorable à la "simplicité".
Ces nouvelles voitures ont quasiment fait l'unanimité contre elles dans le paddock, à commencer par le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen (Red Bull), qui a qualifié les monoplaces 2026 de "Formule électrique sous stéroïdes" et a menacé plusieurs fois de quitter la F1 si rien n'était fait pour améliorer la situation.
"L'accord fait suite aux discussions depuis les premières courses de la saison 2026, après des inquiétudes identifiées autour de la gestion de l'énergie", explique la FIA dans un communiqué.
