En revanche, selon le même communiqué, l'instance olympique maintient pour l'instant les conditions imposées aux athlètes russes, qui ne pourront concourir en compétition internationale que sous bannière neutre, à titre individuel et s'ils n'ont pas activement soutenu le conflit.
Formellement, il reviendra aux fédérations internationales de mettre en œuvre ce revirement, puisque la commission exécutive du CIO leur a adressé des "recommandations" successives : bannir purement et simplement les sportifs russes et biélorusses en février 2022, les réintégrer sous bannière neutre en mars 2023, et désormais rendre aux seuls Biélorusses leurs hymne et drapeau.
Mais cette nouvelle politique devrait permettre en 2028 le retour d'une délégation biélorusse aux JO d'été de Los Angeles ainsi aux Jeux olympiques de la jeunesse d'hiver de Dolomiti Valtellina, avec présence à la cérémonie d'ouverture et représentation au tableau des médailles. Les qualifications pour les deux événements "débuteront cet été", rappelle le CIO.
Lors des deux dernières éditions olympiques, les JO 2024 de Paris puis les JO d'hiver de Milan Cortina en février dernier, les Biélorusses concouraient aux côtés des Russes dans la catégorie des "athlètes individuels neutres", privés de leurs couleurs et en petit nombre : ils étaient 17 à Paris et 7 en Italie.
Pour justifier la distinction opérée avec les sportifs russes, le CIO rappelle que le Comité olympique russe est suspendu depuis l'automne 2023 – pour avoir placé sous son autorité les organisations sportives de quatre régions ukrainiennes occupées –, et que de nouvelles inquiétudes ont récemment surgi au sujet du système antidopage russe.
