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Le circuit de golf dissident LIV dissout après cinq ans

Le circuit de golf dissident LIV dissout après cinq ans
Le circuit de golf dissident LIV dissout après cinq ansPhoto par JUSTIN CASTERLINE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Le circuit dissident LIV Golf va fermer après cinq années qui ont ébranlé le monde du golf professionnel, a-t-il annoncé jeudi, à la suite de l'abandon d'un projet de relance en raison de la perte de son principal soutien saoudien.

L'annonce fait suite à des informations selon lesquelles la société de capital-investissement BC Partners Credit, principal porteur du projet "LIV 2.0", s’était retirée après avoir échoué à convaincre plusieurs golfeurs vedettes de s’engager pour la prochaine saison.

Dans un communiqué, LIV Golf s’est contenté d’indiquer que les tentatives d'accord sur sa restructuration avec BC Partners avaient échoué. "Compte tenu des circonstances actuelles, nous estimons qu’une transition vers une liquidation est aujourd’hui la voie la plus responsable pour le circuit", a-t-il précisé après une audience devant un tribunal des faillites du New Jersey.

L’ancien circuit, soutenu par l’Arabie saoudite et qui avait bouleversé le golf mondial en attirant des vedettes du circuit traditionnel du PGA Tour, commencera à liquider ses actifs restants lundi, a indiqué le tribunal.

Le Fonds d’investissement public saoudien (PIF) avait investi environ cinq milliards de dollars depuis 2022, avant de couper brutalement son financement cette année. Le LIV s'est déclaré en faillite en septembre mais ses responsables avaient annoncé un projet de relance la saison prochaine, avec un calendrier réduit, des dotations diminuées et des participations au capital du circuit pour les joueurs.

Renouveler le golf

BC Partners Credit avait promis un engagement de financement initial pouvant aller jusqu’à 300 millions de dollars. Mais plusieurs anciennes stars du LIV, dont Jon Rahm, double vainqueur de Grand Chelem (US Open 2021 et Masters 2023), ont annoncé leur retrait ces dernières semaines. Même Bryson DeChambeau — sans doute le plus grand nom du circuit dissident, qui continuait à le soutenir — ne s’est pas publiquement engagé à revenir.

Selon des documents issus de la procédure de faillite, le LIV a entre 500 millions et un milliard de dollars de dettes envers au moins mille créanciers, dont des joueurs de premier plan. Rahm, DeChambeau et Dustin Johnson détiennent les plus grosses créances, chacun dépassant cinq millions de dollars en paiements immédiatement exigibles.

La tentative de relance s’est compliquée lorsque le circuit DP World, le PGA Tour européen, a décidé d'obliger les golfeurs à choisir entre les deux circuits. "Construire une plateforme mondiale destinée à attirer de nouveaux fans plus jeunes et plus diversifiés vers le golf a été la partie d'une vie pour nous tous," a déclaré le directeur général de LIV Golf, Scott O’Neil, dans un communiqué.

Le LIV (54 en chiffres romains) promettait de renouveler le golf avec des parcours de 54 trous (contre 72 pour le PGA Tour), des départs simultanés (shotgun), de la musique dance et des stars sur les greens. Mais il n’a pas réussi à détrôner le PGA Tour -- des discussions en vue d'une fusion n'ont pas abouti -- ni à décrocher un contrat de diffusion majeur et à séduire le public.

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