La gravité de la situation s’est fait ressentir de près. En arrivant à l’aéroport international de Newark dans la nuit de ce vendredi, après avoir quitté la chaleur étouffante d’Atlanta — où l’Argentine a validé son billet pour la finale en éliminant l’Angleterre —, la rédaction de Flashscore a été confrontée à un véritable choc de réalités.
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Toujours sous le couvert de la nuit, la fumée était clairement visible à l’horizon, dessinant des contours flous sous les lumières de la piste d’atterrissage, des hôtels et des lampadaires situés à l’extérieur du site. L’air chargé et l’odeur de brûlé étaient immédiatement perceptibles à la sortie du terminal, confirmant sur place les notifications d’alerte des autorités et la recommandation du port du masque de protection.
Ce jeudi, un spécialiste a indiqué au The New York Post que passer seulement trois heures à respirer l’air de New York équivalait à fumer 2,5 cigarettes.
L’inquiétude concernant la pratique d’activités physiques dans ces conditions est immédiate et parfaitement compréhensible, mais la situation actuelle invite à la modération. Après avoir échangé avec des habitants et des employés de l’aéroport aux premières heures du matin, la rédaction a constaté que la perception générale est celle d’un contexte moins alarmant.
"Cela a déjà été bien pire", a confié un employé du terminal à l’équipe.
Bien que la gêne soit réelle, la masse d’air pollué actuelle est visiblement moins importante et moins dense que lors du scénario apocalyptique d’un ciel entièrement orange observé dans la région lors de précédentes crises climatiques, comme celle de 2023.
Finale de la Coupe du Monde en danger ?
Sur le plan institutionnel, le plan de contingence reste pleinement activé. La FIFA maintient un protocole strict de surveillance en temps réel de l’Indice de Qualité de l’Air (AQI).
Des sources proches de l’organisation indiquent que si les indices dépassent les seuils de sécurité pour les athlètes de haut niveau, l’organisation mettra en place des mesures allant de pauses techniques supplémentaires obligatoires pour l’hydratation pendant les périodes de jeu à, dans un scénario extrême mais aujourd’hui peu probable, un ajustement de l’horaire du coup d’envoi.
Pour l’instant, les prévisions météorologiques sont favorables au spectacle. La météo annonce une amélioration progressive de la circulation des vents et l’arrivée de pluies samedi — la probabilité de précipitations est de 90 % —, ce qui devrait "nettoyer" l’atmosphère et garantir un ciel dégagé pour la grande finale au MetLife Stadium.
L’Espagne s’est entraînée sous la brume sèche ce jeudi 16 sans signaler de plaintes à l’organisation. Ce vendredi, l’équipe s’entraîne à nouveau à huis clos, tout comme l’Argentine, qui prépare sa finale à Morristown, ancien centre d’entraînement utilisé par la Seleção lors de la Coupe du Monde. Le programme de la FIFA prévoit également des séances ouvertes à la presse pour les deux finalistes ce samedi, à la veille de la finale.
