L'instance dirigeante du football mondial, qui demande à la justice américaine de rejeter la requête de l'UEFA, estime que cette dernière tente "d’influencer" le cours de l'élection présidentielle de la Fifa prévue l’année prochaine, pour laquelle Gianni Infantino est à ce jour le seul candidat à sa succession.
"L'UEFA agit dans le but de harceler et non en raison d'un quelconque besoin légitime de mesures d'instruction", accuse la Fifa, reprochant à l'instance dirigeante européenne d'être "de mauvaise foi".
Fin août, l'UEFA, dont le président Aleksander Ceferin mène la fronde anti-Infantino, a pavé le chemin d'une plainte pour "gestion déloyale" contre le patron de la Fifa – une infraction passible de cinq ans d'emprisonnement, qui suppose de démontrer qu'il a intentionnellement lésé les intérêts de la Fifa –, en saisissant la justice de Floride pour contraindre les filiales américaines de l'instance à lui remettre une série de documents liés au projet du dirigeant italo-suisse, finalement abandonné face aux critiques, de placer les recettes de la Coupe du monde dans une société ouverte aux investisseurs privés.
Dans sa requête de 60 pages, alors consultée l'AFP, l'UEFA précisait qu'il s'agissait de nourrir "une procédure étrangère", lancée ultérieurement devant la justice suisse contre Gianni Infantino "et éventuellement d'autres responsables et conseillers de la Fifa".
Selon cette dernière, "le dossier de l'UEFA contient de nombreuses affirmations fausses ou trompeuses concernant la Fifa et M. Infantino (...) Sans le moindre fondement, l'UEFA suggère que M. Infantino a cherché à tirer un profit personnel" en proposant d'ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés.
