Troisième du classement général cette saison, Anselmet, empêché comme tous les Français de se rendre à la compétition début mars en raison de la guerre au Moyen-Orient, a regretté un manque "d'équité" et "d'adaptabilité" de la part de l'instance.
"L'équipe de France faisait l'objet de consignes spécifiques de ses autorités lui interdisant de se rendre en Azerbaïdjan (...) Au total, 19 nations européennes étaient représentées à l'événement", a expliqué l'ISMF dans une déclaration à l'AFP mardi.
"L'événement s'est déroulé conformément au processus sportif habituel (...) En vertu du règlement, il n'existe aucune base permettant l'annulation des résultats ou la modification du classement une fois les résultats établis", a-t-elle justifié.
Anselmet, double médaillé olympique aux JO de Milan-Cortina (bronze en sprint, or en relais mixte), a glané le petit globe du sprint cette année, mais il visait un quatrième gros globe de cristal consécutif et a perdu de précieux points en Azerbaïdjan.
Dans une lettre transmise à l'AFP lundi, l'athlète de 28 ans, "inquiet pour le futur de son sport" avait aussi épinglé un "calendrier incohérent et irrégulier", avec des disciplines sous-représentées comme l'individuelle, format historique qui n'a eu que 3 étapes cette année.
"Le sprint et le relais mixte sont très demandés par les organisateurs en raison de leur format compact et de leur valeur télévisuelle éprouvée", a détaillé l'ISMF, qui reste "attachée à la préservation de l'individuelle et de l'épreuve verticale".
Mais "ces formats nécessitent un terrain de montagne plus complexe et sont davantage exposés aux conditions environnementales et d'enneigement, ce qui les rend plus difficiles à programmer", a défendu l'instance.
"Nous travaillons activement à l'élaboration d'un calendrier plus équilibré, notamment en maintenant une représentation adéquate des différentes disciplines et des différentes régions", a-t-elle enfin concédé.
La France est l'une des nations dominantes du ski-alpinisme, qui a fait sa première apparition aux JO 2026 avec le sprint et le relais mixte. Ces deux épreuves seront encore au programme olympique en 2030.
