Après deux victoires contre Troyes (2-0) puis à Angers (2-5), l'Olympique de Marseille voulait ajouter un troisième succès de rang en Ligue 1 contre Le Havre, lanterne rouge, et oublier la défaite de jeudi contre Sturm Graz (1-0).
Et avec la défaite du Paris FC à Lens (2-1), le match nul entre Monaco et Lille (1-1) et la perspective du PSG-OL de lundi soir, l'OM avait l'occasion de raccourcir l'écart avec la tête du classement.
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Ce fut très simple... avant de devenir cauchemardesque. De 4-0, l'OM a été remonté 4-3 et a craint le pire quand la VAR a appelé Clément Turpin au beau milieu des arrêts de jeu.
La balade...
Les Olympiens n'ont mis que 5 minutes à faire vrombir le Vélodrome, même si le Virage Nord a été fermé administrativement. Sur un second ballon consécutif à un corner d'Amine Harit, Emerson Palmieri a déposé un centre sur la tête de CJ Egan-Riley qui a ouvert le score rageusement.
L'entame de match marseillaise aurait été totalement réussie si Pierre-Emile Höjbjerg, le plus prompt sur un second ballon suite à un nouveau corner, avait cadré ses tentatives (20e, 22e) ou si Himad Abdelli, décalé par une talonnade d'Amine Harit venu intercepter une relance hasardeuse, ne s'était pas précipité au moment de conclure (21e).
Les Normands se contentaient de jouer des transitions qui aboutissaient souvent à des situations tangibles. Ally Samatta est monté haut, sans pouvoir rabattre sa tête (12e), et surtout Djibril Ouziad a manqué la cible d'un rien (21e) avant que Rayan Fofana, à 18 mètres, ne trouve les gants de Jeffrey de Lange vite allé au sol (23e).
L'OM a repris le manche à la demi-heure de jeu. Lancé par Höjbjerg, Harit est allé au sol après un contact avec Enzo Koffi mais n'a pas obtenu le coup de sifflet ni l'appel de la VAR qui aurait signifié un carton rouge (30e). Peu importe car Timothy Weah a surgi pour faire le break. Ce n'est pas son père George contre le Bayern mais son slalom dans la surface achevé de l'extérieur du droit a permis à son équipe de mener 2-0 (33e).
Le HAC a bien eu deux occasions signées Ouziad (37e, 41e) mais il a chaque fois manqué la finition au piston de 17 ans.
L'OM n'a pas attendu avant de refermer le couvercle au retour des vestiaires. Lancé par Abdelli, Amine Gouiri s'est échappé côté droit avant de servir Paixao en retrait qui avait bien besoin d'un but pour retrouver la confiance (50e).
Buteur sur penalty contre Troyes puis contre Angers, son club formateur, Abdelli a signé un troisième but en trois matches, à l'affût après une partie de billard consécutive à un centre de l'extérieur du droit de Gouiri (55e).
À présent, les Ciel et Marine voulaient éviter la dérouillée. Gallon s'est ainsi interposé sur une frappe puissante de Paixao, revenu sur son pied droit (60e). En réponse, Sota Nakamura, tout juste entré en jeu, a manqué le plus simple face à de Lange, surpris par un tacle dément de Nayef Aguerd, avant que Josh Maja, sorti du banc au même moment que son coéquipier japonais, ne trouve Emerson sur la ligne (63e).
... avant la trouille bleue
Si les Havrais se sont projetés à deux nouvelles reprises, ce sont les Marseillais qui ont été les plus proches de scorer. Sur une intervention pied en avant, Gallon a heurté la cheville d'Abdelli, sans obtenir de penalty (71e). En revanche, Clément Turpin a sifflé en faveur de Fofana, accroché en tombant par Weah. Maja a transformé (77e).
L'OM pensait avoir match gagné depuis longtemps... Colossale erreur ! Trop passifs dans la surface, les Olympiens ont laissé Kaito Mizuta décaler Nakamura dont l'enroulé sans angle a été détourné par de Lange sur la tête de Mouhamed Ndiaye (86e).
Et preuve que les fantômes du passé ne sont pas partis, Mizuta a déposé un coup franc sur la tête de Maja qui a remis le HAC à seulement un but au tableau d'affichage (89e) !
Les 7 minutes de temps additionnel s'annonçaient interminables. Un frisson a parcouru le stade quand le HAC a réclamé une main dans la surface de réparation, mais le ballon semblait avoir touché la poitrine de Tochukwu Nnadi. Or la VAR est intervenue et après un long instant de fébrilité, l'arbitre n'a pas sifflé penalty (90e+9).
Les arrêts de jeu se sont étirés, jusqu'à un dernier tir trop enlevé de Mizuta (90e+12). L'OM s'est sorti d'un piège qu'il s'est tendu lui-même.
