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Interview Flashscore - Srđan Kuzmić : "Lorient, le bon endroit au bon moment"

Srđan Kuzmić lors de l'Euro U21 en 2025
Srđan Kuzmić lors de l'Euro U21 en 2025Maciej Rogowski / Alamy / Profimedia

Arrivé à Lorient cet été en provenance de Viborg, Srđan Kuzmić (22 ans) trépigne à l'idée de débuter en Ligue 1. Capable de jouer latéral droit et latéral gauche, l'international slovène est chargé de densifier les côtés des Merlus. Pour Flashscore, il évoque ses premières semaines en France dans un entretien réalisé avec l'appui de la LFP Media International.

Flashscore : Comment se passe votre adaptation à la France ?

Srđan Kuzmić : Tout va bien jusqu'à présent. On a fait quelques gros entraînements, je monte en régime parce qu'ici le niveau est plus élevé et meilleur qu'au Danemark. 

Quelles différences avez-vous observé par rapport à ce que vous avez connu à Viborg

C'est plus intense, ça va plus vite et nous, les latéraux, on n'arrête pas d'enchaîner les sprints et les aller-retours. J'en ai parlé avec Panos Katseris après une grosse séance : je lui ai dit que j'étais impressionné par l'activité demandée. Il m'a regardé et m'a dit "bienvenue en France !" (rires). 

Vous êtes des environs de Ljubljana, la capitale de la Slovénie. Comment s'est développée votre carrière ?

J'ai évolué à Dragomer quand j'avais 5-6 ans puis je suis allé à Dobrova en U13, et à 16 ans j'ai débuté en professionnel à Illirija puis en première division slovène avec Mura. Après une saison, j'ai signé à Viborg où je suis resté 3 ans. Là-bas, j'ai joué latéral gauche et latéral droit. Et à 22 ans, me voilà à Lorient

Le championnat danois est scouté très attentivement par de nombreux clubs français. Si Lorient vous a pris, c'est que vous êtes déjà prêt physiquement ?

Ma prochaine étape, c'est être au top sur ce plan-là. Je dois m'améliorer dans tous les secteurs, rester calme avec le ballon, montrer que je peux être décisif. Je suis un joueur rapide mais je sais aussi être agressif. Je suis un gars qui travaille énormément. Lorient, c'est le bon endroit au bon moment. 

Alexandre Dujeux vient d'arriver après avoir réussi avec Angers. Vous aviez eu des échos avant de signer ?

C'est nouveau pour moi parce que chaque entraîneur a son propre style. Il m'a déjà beaucoup parlé pendant les entraînements, il me conseille, me montre ce que je fais bien mais aussi les points où je peux m'améliorer. Il me pousse à faire ce que j'aime : m'améliorer à chaque séance. Un ancien coéquipier français à Viborg m'a parlé de lui et il m'en a dit le plus grand bien. Je dois encore m'améliorer, j'ai encore besoin d'un peu de temps pour répondre à ses attentes. Mais en l'espace de quelques semaines, je suis déjà satisfait... et j'ai vraiment hâte de débuter en Ligue 1. 

Vous préférez jouer à gauche ou à droite ?

Là où le coach le voudra (rires). L'important pour moi, c'est d'être dans le couloir. Si je joue à gauche, j'aurai un registre plus intérieur. Si je joue à droite, je serai plus dans le débordement, la profondeur, la volonté d'adresser de bons centres. 

Comment analysez-vous le succès de vos coéquipiers à Lens la semaine dernière (0-1) ?

Je peux dire qu'ils ont réalisé un sacré match contre une équipe qui joue la Ligue des Champions. Ils ont créé plus d'occasions franches et nettes et ils auraient mérité de marquer davantage. On se bat en équipe, c'était un succès mérité vu notre débauche d'énergie. On doit rester humble et c'est comme ça qu'on gagnera le plus de matches possibles. 

De quel joueur êtes-vous le plus proche ?

Isak Jensen. On se connaît depuis Viborg, on a été coéquipiers il y a deux ans. Il a un très bon anglais, on a une bonne connexion tous les deux. C'est plus simple de s'acclimater quand vous avez un point de repère. Je peux lui poser des questions et ça facilite les choses. Il n'est évidemment pas le seul, tous les coéquipiers m'aident mais c'est plus simple avec lui. 

Vous avez commencé les cours de français ?

Pas encore ! J'ai encore quelques choses à régler, notamment par rapport à mon appartement. Mais après la trêve internationale, je vais sérieusement m'y mettre... surtout que beaucoup de coéquipiers ne parlent pas anglais, alors mieux vaut que ce soit moi qui apprenne le français (sourire). 

Vous avez déjà pu visiter la région ?

Ma copine est avec moi, c'est ma première supportrice et on a déjà fait des balades sur le bord de mer. On adore la plage, on profite du beau temps. J'aime être en famille, alors même si c'est nouveau et que je n'ai pas de coéquipier slovène avec moi, je suis heureux ici. 

Il y a une grosse concurrence sur les côtés à Lorient, vous allez beaucoup progresser à leurs côtés. 

Oui, ils sont très bons et c'est une grande aide. On va se pousser mutuellement. En plus, la saison est très longue, on aura besoin de tout le monde. C'est très bien d'avoir autant de qualité car c'est comme ça qu'on travaille encore plus dur et qu'on s'améliore. 

Ça représente quoi pour vous de porter le maillot de la Slovénie ?

C'est fabuleux, un rêve d'enfant qui devient réalité. Tu vois ces joueurs à la télé et puis maintenant je suis avec eux. C'est la récompense de mon travail, la preuve que je vais dans le bon sens. Il y a des gars comme Jan Oblak, Benjamin Sesko, de grandes stars. Si je veux être parmi eux, il faut vraiment que je sois bon. 

Oblak est une référence et en plus vous êtes défenseur. Ça a dû être impressionnant pour vous ?

C'est un excellent capitaine et malgré tout ce qu'il a accompli, il reste très humble. Il est venu me voir pour me dire que si j'avais besoin de quoi que ce soit, il était là. Il n'est pas du genre à crier, à faire des remontrances. Un vrai capitaine. 

La Slovénie avait failli faire tomber le Portugal en 1/16 de finale lors du dernier Euro (0-0, 3 tab à 0). L'objectif est déjà établi pour 2028 ? 

Déjà, nous devons nous qualifier. Il faut aborder nos adversaires match après match, engranger des victoires. Si on se qualifie et que je suis sélectionné... Ah oui, ça serait un rêve incroyable (sourire).