Sur les événements des dernières semaines
"C’est une période intéressante. Il s’est passé tellement de choses ces trois dernières semaines qu’on n’a même pas le temps de tout assimiler ni de s’en rendre pleinement compte. Mais je suis en bonne santé, je suis dans une bonne situation de vie, j’ai ma famille et une super équipe autour de moi, donc je vais bien. J’ai beaucoup appris sur moi-même depuis ma victoire à Wimbledon, surtout que je gère bien les nouvelles situations dans lesquelles je ne m’étais jamais retrouvée auparavant".
Sur l’état d’esprit au cours de la saison
"Au fil de l’année, il y a beaucoup de jours où je dirais que je ne vais pas bien. Par rapport aux autres personnes "ordinaires", ce sont évidemment des soucis plus agréables et moins graves – comme un entraînement raté ou une défaite en match. Mais pour moi, le tennis, c’est ma vie, c’est le centre de mon univers, donc même un simple mauvais entraînement peut vraiment m’énerver et je deviens alors désagréable avec mon entourage".
Sur les interviews et l’intérêt croissant
"C’est certain, ces derniers temps, parler de tennis est devenu plus fatigant que le tennis lui-même, surtout pour moi qui ne suis pas vraiment passionnée par ce monde médiatique et extraverti. Mais je dois dire que je me surprends à bien gérer tout cela. Parmi tous ces événements, mes plus grands souvenirs restent sans doute la visite chez le président Pavel et surtout l’accueil à la maison à Přerov, c’était magnifique et très fort pour moi".
Sur les projets hors tennis
"Je me suis toujours dit que le tennis était pour moi un moyen d’accéder à autre chose, à de nouveaux horizons. Je m’intéresse beaucoup à la protection des animaux et de la nature, donc je crois que cette victoire à Wimbledon va beaucoup m’aider dans ces ambitions. Je soutiens financièrement des enfants défavorisés en Tanzanie, où je suis allée quelques jours l’an dernier. Ce voyage m’a fait réaliser à quel point notre vie ici est privilégiée et un peu dorée. L’autre côté du globe est totalement différent, il faut donc apprécier tout ce que l’on a".

Sur le soutien à Markéta Vondroušová
"Je l’ai soutenue en privé, je lui ai écrit tout de suite quand tout cela est sorti autour d’elle, parce que ça me semblait juste. Je lui ai dit ce que j’en pensais personnellement. Si j’avais fait un geste public, cela n’aurait probablement rien changé. Je crois que pour les fans, ce serait beau si je la soutenais à Wimbledon ou sur les réseaux sociaux, mais pour moi, ce qui compte le plus, c’est de dire ce que j’ai sur le cœur directement à la personne concernée".
Sur les insultes et menaces des parieurs
"Après une défaite, c’est devenu automatique sur les réseaux sociaux. Malheureusement, à ce niveau-là, l’époque actuelle est difficile, alors qu’au contraire, pour les parieurs, il est très facile de prendre leur téléphone, de créer un compte anonyme et de nous écrire. Heureusement, cela ne m’atteint pas, car je sais que ces mêmes personnes, si elles me croisaient dans la rue, ne me diraient jamais ça en face. Je reçois ce genre de messages depuis mes treize ans, malheureusement des organisations comme la WTA n’y peuvent pas grand-chose. Je sais qu’elles essaient de lutter contre ça, mais on ne peut pas l’arrêter. Aujourd’hui, c’est vraiment devenu une partie du tennis".
Sur la préparation mentale et la réflexion sur la carrière
"Je ne fais appel à aucun coach mental, je pense que le plus simple, c’est de compter sur soi-même. Quand on se concentre sur soi, qu’on ne fait confiance qu’à soi-même et pas à une aide extérieure, c’est le plus simple. Pour moi, l’essentiel est de rester normale, la carrière de joueuse de tennis est magnifique, mais une fois terminée, cette bulle éclate. J’aimerais jouer au tennis au maximum jusqu’à trente ans et je crois que, grâce à cette normalité, la transition vers une vie ordinaire ne sera pas difficile pour moi".
