Une victoire des Bleues contre les Espagnoles enverrait "un gros message", affirme Peyraud-Magnin

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Une victoire des Bleues contre les Espagnoles enverrait "un gros message", affirme Peyraud-Magnin
Pauline Peyraud-Magnin avec les Bleues.
Pauline Peyraud-Magnin avec les Bleues.
AFP
La gardienne de l'équipe de France Pauline Peyraud-Magnin estime dans un entretien à l'AFP qu'un succès des Bleues en finale de la Ligue des nations, ce mercredi face à l'Espagne, serait "une très grande détonation" et enverrait "un gros message" avant les Jeux Olympiques de Paris.

Le sélectionneur Hervé Renard fait jouer à plein la concurrence au poste de gardienne depuis le Mondial-2023. Comment avez-vous réagi après avoir perdu votre statut d'incontestable numéro 1, même si vous avez été titulaire vendredi en demi-finales de la Ligue des nations ?

"J'ai beaucoup travaillé, surtout dans mon club avec mon coach. C'est sûr que c'était compliqué après le Mondial, mais j'ai toujours gardé le cap avec l'objectif de jouer pour l'équipe de France. Je sais me mettre au service du collectif. Aujourd'hui, cela paye. Cela ne veut pas dire que je suis numéro 1 mais la hiérarchie est rebattue".

Hervé Renard avait alors évoqué votre jeu au pied défaillant et un "problème mental", qu'en pensez-vous ?

"Je me suis remise en question par rapport à l'aspect mental. Comme je le dis depuis quelques temps, cela me tenait à coeur de travailler cet aspect. Aujourd'hui, je suis plus détendue, présente dans l'instant présent, je ne suis plus à me projeter, je ne regarde plus ce qui se passe en arrière, je vis au jour le jour. J'ai aussi travaillé mon jeu au pied. A la base, ce n'était pas mon point faible, mais cela a été un point faible pendant cette Coupe du monde. J'ai, mine de rien, des aisances sur ce plan-là. C'était une période, il fallait la passer".

Et vos points forts, quels sont-ils ?

"C'est bien aussi de parler des points positifs : le fait d'être un "chat-singe" sur ma ligne, d'être agile et d'avoir de bons réflexes. Il y a aussi les ballons en profondeur, j'ai dans l'ensemble une très belle lecture du jeu".

Cette concurrence accrue est-elle compliquée à gérer mentalement ?

"Il faut passer l'épaule (rires) Mais cela n'a pas changé ma relation avec Constance Picaud. Mon objectif c'est de jouer mais si je ne joue pas, je me mets au service du collectif. On a toujours été très proches au sein du pôle des gardiennes. Ce n'est pas parce qu'il y a cette concurrence que cela changerait quelque chose. Justement, c'est dans l'intérêt de l'équipe que tout le monde s'entende bien".

Vous pouvez gagner le premier titre majeur des Bleues mercredi contre l'Espagne en finale de la Ligue des nations...

"Cela pourrait être une très grande détonation, ça enverrait un gros message pour dire que la France est prête à jouer ce genre de grandes compétitions. Pour moi la Ligue des nations, c'est très important, c'est ce qui peut aussi nous faire monter la petite marche qui fait qu'on pourra faire de bons JO".

Vous avez prolongé jusqu'en 2025 à la Juventus, où vous êtes arrivée en 2021. Quelles sont les raisons de cette prolongation ?

"J'ai envie de participer encore plus à l'ascension du club, c'était important pour moi de resigner et de pérenniser le temps que j'ai passé depuis quasiment trois ans. Pour moi c'était important car c'est mon club de coeur, qui m'a tout donné et je pense que je leur rends correctement. C'est sentimental, c'est ma famille. Ils m'ont ouvert des portes à un moment où beaucoup de portes se fermaient à une certaine époque. C'était un moment clé dans mon choix de carrière, et j'ai voulu inscrire mon nom sur le maillot car beaucoup de gardiens sont passés par ce club. Cette prolongation c'est un petit bonbon, un petit cadeau".

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