Comment vis-tu ce début de saison, plutôt réussi pour toi ?
Ça se passe bien. C’est un bon début de saison, que ce soit collectivement ou individuellement. Nous sommes cinquièmes et nous avons gagné face à nos concurrents directs, donc nous sommes contentes. Individuellement, je suis contente parce que j’ai marqué 4 buts pour ma première saison en pro. Je ne m’y attendais pas forcément, et tant que je peux aider l’équipe avec mes buts, je suis heureuse.
T’étais-tu imaginé un début de saison comme celui-là quand tu as signé ton contrat pro ?
Je n’ai pas vraiment imaginé les choses. Je me suis dit qu'aux entraînements comme en match, je me donnerais à fond et que ça paierait si je donnais 100 %. Je n’avais pas cherché à me projeter.
Tu es la meilleure buteuse du HAC et la quatrième meilleure buteuse de Première Ligue. C’est important, non ?
Quand je vois le classement général, c’est vrai que je ne m’y attendais pas forcément. Je n’y avais même pas pensé avant de débuter la saison. C’était ma première saison en pro, je m’étais dit que je donnerais le maximum, mais être quatrième meilleure buteuse de Première Ligue en début de saison, c’est énorme, et je suis vraiment contente.

Ressens-tu plus de pression ? Ce début de saison crée-t-il des attentes autour de toi ?
Non, pas forcément, parce que marquer des buts, c’est mon poste. Ça ne me met donc pas de pression. Je joue sans penser à ça : si je dois marquer, je marquerai, et si je ne dois pas marquer, je ne marquerai pas. Je n’y pense pas actuellement.
"La pression, c'est ce que je préfère"
Au quotidien, comment digères-tu le fait de briller autant ?
Je n’y pense pas forcément, parce que, comme je l’ai dit, marquer des buts fait partie de mon rôle d’attaquante. Quand j’entre sur le terrain, je joue. Que j’aie marqué ou non lors du match précédent, je joue sans penser à ça. Je suis concentrée sur le prochain match, sur chaque match qui arrive. Je pense à ce que je dois faire plus tard, pas à ce que j’ai déjà fait.
Ton coach a parlé d’une "saison de la révélation" pour toi. Est-ce que ça te met un peu de pression ?
Non, toujours pas. C’est ma première saison. Forcément, le fait d’avoir marqué des buts a pu faire de cette saison, comme il l’a dit, entre guillemets, la saison de la révélation. Mais quand j’entre sur un terrain, je ne pense pas à ce qui a été dit ni à ce que j’ai fait. J’essaie simplement de me donner à 100 % sur chaque match, sur les prochains matchs, et je me concentre sur ça.
Ça te va d’être un peu la tête d’affiche du HAC cette saison ?
Ça ne me dérange pas, mais je me dis toujours qu’il y a un collectif derrière moi. Que ce soit moi ou une autre, on a un collectif, donc ça ne me dérange pas. Je pense toujours à l’équipe.

Tu aimes particulièrement la pression, y compris les tirs au but : tu en as tiré en Coupe de France U18. Comment la vis-tu ?
La pression, c’est ce que je préfère. Les tirs au but sont l’un de mes exercices préférés. J’aime tirer en dernier : pendant les séances, j’aime bien prendre le cinquième. Soit tu le loupes et tu perds, soit tu marques et tu gagnes. Je trouve que ça ajoute de l’enjeu, et c’est pour ça qu’on joue au foot. Moi, j’adore ça. Les matchs importants, les séances de tirs au but, tout ce qui a de l’importance, j’aime beaucoup.
C’est pour ça que c’est toi qui as tiré le penalty à la 95e minute contre le PSG, en finale de la Coupe Nike U18, la saison dernière ?
Oui, c’est ça. Quand il y a eu un penalty à la dernière minute, je suis directement partie le prendre, parce que j’aime vraiment beaucoup ça.
Comment l’expliques-tu ? Ça te procure de l’adrénaline ?
Oui, ça m’apporte de l’adrénaline. Mais surtout, je me dis que si je marque, ça peut faire gagner l’équipe, et que, si je le rate, c’est aussi sur moi. J’aime bien avoir cette part de responsabilité. Je trouve ça bien, j’aime beaucoup.
"Depuis toute petite, marquer des buts a toujours été ma force"
Quand on regarde tes premiers buts en D1, il y a un but de la tête, un dribble sur la gardienne, une frappe croisée du bout du pied. On sent un vrai sens du but, une vraie envie de marquer dès que tu entres sur le terrain.
Forcément, quand j’entre sur un terrain, je me dis que j’espère marquer pour aider l’équipe. Je pense que la finition, devant le but, est vraiment ma première qualité. J’essaie donc de l’exploiter le plus possible pour être la plus utile possible sur le terrain.
As-tu toujours eu ce sens du but ?
Oui, depuis toute petite, marquer des buts a toujours été ma force. Quelle que soit ma position, j’essaie toujours de créer l’opportunité de marquer.
Même de la tête ?
Oui, de la tête aussi. Depuis petite, ça ne me dérange pas de jouer de la tête, j’aime bien ça. Je trouve ça important, surtout à mon poste. On peut marquer de la tête.
Quel est le plus beau but que tu aies marqué depuis le début de la saison ?
Pour moi, ça reste celui contre Lyon, je pense. C’est un dribble sur la gardienne, et en plus c’est contre l’Olympique Lyonnais. Forcément, j’aime beaucoup ce but.
Tu es entrée en cours de jeu et tu as marqué. Tu n’as pas eu peur, même face à Lyon, même avec Christiane Endler dans les cages ?
Non, pas du tout. Le score était déjà assez conséquent, mais je me dis que le foot, c’est quelque chose qu’on pratique depuis qu’on est petite. Il n’y a donc pas de pression à avoir : il faut jouer, et c’est en jouant que les choses se passent bien. Je suis juste entrée sur le terrain, j’ai joué, la situation s’est présentée et je l’ai fait. Mais je n’avais pas du tout imaginé ça.
Quand tu revois ce but aujourd’hui, que te dis-tu ?
C’est bien. Après, marquer des buts reste mon rôle, mais je ne pensais pas faire ça contre elle.
"Je ne sais pas si elles m’imaginaient marquer autant de buts"
Tu as aussi signé un doublé contre Saint-Malo, ton premier en D1. Raconte-nous.
C’était bien, c’était un sentiment particulier, d’autant que c’était à domicile. J’étais contente. Là encore, je n’avais pas forcément imaginé marquer un doublé. Il y a eu deux situations : d’abord le penalty, que l’équipe m’a laissée tirer. C’est la preuve qu’elles ont confiance en moi. Ensuite, pour le deuxième but, Mélinda m’a fait la bonne passe, je me suis retrouvée face au but et je me suis dit qu’il fallait que je marque. Je suis contente d’avoir pu marquer un doublé et, en plus, d’avoir gagné contre Saint-Malo.
Tu t’entraînes avec le groupe pro depuis un moment, mais c’est ta première vraie saison en pro. Comment tes coéquipières réagissent-elles ? S’attendaient-elles à te voir marquer autant ?
Je n’en ai pas parlé avec elles, mais mes coéquipières ont confiance en moi. Je ne sais pas si elles m’imaginaient marquer autant de buts, mais elles sont en général plus âgées que moi et elles m’accompagnent beaucoup, elles sont très présentes pour moi. Je suis très contente de les avoir et elles sont toujours positives avec moi.
Sur le terrain, tu donnes l’impression d’être très insouciante, de ne pas avoir peur de grand-chose. Qu’est-ce qu’elles t’apportent ? Te donnent-elles des conseils ?
Oui, elles m’apportent un cadre, parce que je suis une joueuse sans expérience : c’est ma première année vraiment pro. Elles me permettent de canaliser mon énergie et, par exemple, de ne pas courir n’importe où. Elles m’apportent ce cadre sur le terrain, pour savoir quoi faire, et même en dehors. Elles m’accompagnent mentalement et sur le terrain quand j’ai besoin d’aide. C’est vraiment important d’avoir des coéquipières qui peuvent m’aider au quotidien.
Vous êtes plusieurs joueuses du centre de formation à avoir signé pro. Est-ce que ça t’aide, au quotidien, d’avoir des coéquipières que tu connais par cœur et qui ont le même âge que toi ?
Oui, c’est bien d’être dans cet environnement pro avec des joueuses avec qui j’ai déjà joué : Mélinda (Mendy), avec qui je joue depuis très longtemps, ou encore Louna (Laboucarié), Emmy (Lefèvre), Maël (Doré) et Talila (Seika), avec qui j’ai joué toutes mes années en U19. Ça aide parce que ce sont des personnes que l’on connaît par cœur. Je les connais bien, sur le terrain comme en dehors. C’est toujours bien d’avoir à mes côtés des joueuses qui font le même métier que moi. On a les mêmes expériences, donc c’est bien.

Quelle relation as-tu avec le coach ? Tu as marqué des buts importants pour le HAC, mais tu n’as pas forcément été titulaire lors des derniers matchs.
J’ai une bonne relation avec le coach, une relation normale entre un coach et une joueuse. Il sait que je suis jeune, mais il m’a fait confiance en début de saison. J’ai beaucoup joué, j’ai pu marquer des buts et aider l’équipe. J’ai donc une bonne relation avec lui.
"Je suis arrivée au club à 9 ans"
Le Havre, c’est un peu le club de ta vie. Comment as-tu vécu la signature de ton premier contrat pro avec le HAC cet été ?
Signer mon premier contrat avec le HAC, c’est une fierté, parce que je suis arrivée au club à 9 ans. Je suis vraiment une "Made in Cavé" comme on dit au HAC. C’est un accomplissement de signer dans le club qui t’a formée et avec lequel tu as tout appris. J’étais vraiment très contente.
Y a-t-il des joueuses passées par le centre de formation qui t’ont ouvert la voie ?
Oui, par exemple Chancelle Effa Effa ou Mélinda Mendy. Elles ont deux ans de plus que moi et je les côtoie depuis que je suis toute petite : quand je suis arrivée au club, je jouais déjà avec elles. Les voir signer avant moi leur premier contrat avec Le Havre, puis, pour Chancelle, partir dans un gros club anglais, ça montre que c’est possible. Forcément, quand tu les vois, tu te dis que tu peux toi aussi signer un contrat pro avec ton club formateur, parce qu’elles ont un parcours similaire au tien. Voir des joueuses qui ont le même parcours que toi réussir, ça te montre que tu peux le faire aussi.

Portez-vous ce maillot du HAC au Stade Océane : comment est-ce, quand vous jouez à domicile ?
C’est le club de ma ville, que je suis depuis que je suis petite. Le porter à un niveau professionnel, dans ce stade, avec ma famille et les supporters présents, c’est vraiment le club de mon enfance. C’est donc une fierté de le porter à ce niveau-là.
Petite, allais-tu voir des joueuses du HAC au stade ?
Oui, c’est un peu plus tard quand même, mais les filles ont toujours joué au Stade Océane, alors on pouvait aller les voir, et j’allais les voir. Par exemple, il y avait Deja Davis, que je pouvais souvent voir jouer parce qu’elle est restée très longtemps au club. Quand j’étais petite, elle était là, et c’était vraiment une super joueuse. J’aimais bien.
"Quand je joue au Stade Océane, je suis obligée de me donner à 100 %"
Aujourd’hui, tu joues au Stade Océane. J’imagine que c’est particulier pour toi.
Oui, parce que c’est un stade que je voyais toujours quand j’étais petite, mais de l’extérieur. Y jouer, c’est un sentiment particulier, surtout que c’est le stade de ma ville. Je suis vraiment très contente de pouvoir jouer dans ce stade.
Que ressens-tu quand tu entres sur la pelouse ?
Je suis toujours contente et je me dis que j’ai la chance de pouvoir jouer sur ce terrain. Comme j’ai cette chance, je dois forcément donner le maximum : je suis obligée de me donner à 100 % et d’essayer d’être la plus performante possible.
As-tu conscience que les générations précédentes n’avaient pas forcément tout ce que tu as aujourd’hui en tant que professionnelle ? Te dis-tu que tu es née au bon moment pour le football féminin ?
Oui, vraiment, j’ai de la chance. Dans notre génération, il y a l’ouverture des centres de formation, beaucoup plus d’infrastructures, et le football féminin est beaucoup plus mis en avant. Je me rends compte de la chance que j’ai par rapport aux anciennes générations, qui n’avaient pas forcément tout ça et qui ont dû davantage se battre pour que l’on ait ce que l’on a aujourd’hui.
Comment as-tu commencé le foot ?
J’ai commencé toute petite, vers 4 ans. Je jouais avec mon cousin, qui est plus âgé que moi. C’est vraiment lui qui m’a montré ce sport. J’ai aussi une famille qui aime beaucoup le foot, mon père, mon oncle… J’ai donc baigné là-dedans et, à 5 ans, j’ai demandé à m’inscrire en club.
Tu jouais donc avec ton cousin, mais aussi avec des frères, des sœurs, ton père ?
Non, c’est vraiment mon cousin. Forcément, mon père et mon oncle jouaient avec moi, mais c’était surtout mon cousin, qui a quatre ans de plus que moi. C’est avec lui que je jouais tout le temps, tous les jours.
Tes parents ont-ils dit oui tout de suite quand tu as demandé à t’inscrire ?
Au début, quand j’ai demandé à faire du foot, mon père pensait que c’était surtout pour faire comme mon cousin et que je n’aimais pas tant que ça. Mais je voulais vraiment forcer les choses, je ne faisais que demander. C’est ma maman qui m’a inscrite, et mon père, forcément, était pour. Ensuite, ils ont vu que j’étais vraiment à fond, alors ils n’ont jamais arrêté de me suivre.
Tu as donc commencé avec les garçons ?
Oui, à l’US Épouville, mon premier club. J’ai commencé avec les garçons. C’est après ma blessure que j’ai rejoint les filles, au Havre. On jouait contre des garçons, mais on était une équipe de filles.
Et avec les garçons, comment ça se passait ? Tu t’en souviens ?
On était petits, mais je trouve que c’est important de commencer avec des garçons, parce que ce n’est pas la même mentalité que chez les filles. Ça m’a endurcie, entre guillemets, mais c’étaient vraiment des garçons super. Je m’entendais bien avec eux, c’était vraiment bien. C’était comme une petite famille.
"Je devais arrêter le sport jusqu'à la fin de ma croissance"
Tu parles d’une blessure : tu t’es fait les croisés très jeune. Comment l’as-tu vécu ?
J’étais en U8, j’avais exactement 7 ans, et je me suis fait les croisés au ski. Au début, je ne savais pas vraiment ce qu’était cette blessure, je ne la connaissais pas à cet âge-là. J’ai consulté de nombreux médecins, qui me disaient tous, au début, qu’il n’était pas possible d’opérer un enfant des croisés et que je devais arrêter le sport pour reprendre à la fin de ma croissance, donc vers 16 ans. Sauf que, pour moi, il était impossible d’arrêter le foot. J’ai donc vu beaucoup, beaucoup de médecins, jusqu’à ce que l’un d’eux me dise qu’il était possible de se faire opérer à Paris. Je suis partie directement à Paris, je me suis fait opérer, tout s’est bien passé, et j’ai repris au Havre, le club où je suis toujours.

On t’avait donc conseillé de ne plus jouer jusqu’à la fin de ta croissance ?
Oui, jusqu’à la fin de ma croissance, mais c’était inenvisageable pour moi. C’est à cause de la croissance : l’opération des croisés passe par les plaques de croissance, et les médecins ne voulaient pas prendre le risque que je cesse de grandir. Il existe pourtant une opération pour les enfants, mais elle n’était pas très connue quand je me suis fait les croisés. Il y avait, je crois, deux médecins en France qui la pratiquaient. C’était un peu particulier.
Tu es arrivée au HAC à 9 ans. Comment s’est déroulé ton parcours ? Des centres de formation se sont ouverts dans les clubs féminins depuis : as-tu pu en profiter ?
Oui, je suis arrivée en U10, à 9 ans. J’ai joué en U11, en U13… J’ai gravi toutes les catégories avec Le Havre. Quand je suis passée en U19, Le Havre est passé en centre de formation, donc j’ai pu en bénéficier. J’ai signé une convention avec le club et j’ai gravi toutes les catégories jusqu’au niveau professionnel.
Depuis tes débuts, te disais-tu que tu pouvais devenir professionnelle ?
Oui, franchement, j’ai toujours voulu faire ça. J’aime vraiment le foot, c’est mon sport de cœur. Je l’ai toujours aimé depuis toute petite et j’ai toujours voulu en faire mon métier.
"Je fais partie d’une génération où l’on a commencé à entendre parler du foot féminin"
Tes parents ne t’ont pas conseillé de faire des études à côté, pour assurer ?
Si, bien sûr. Mes parents m’ont toujours soutenue dans le sport. Ils savent que j’aime ça et que j’y étais bien. Mais tant que j’allais bien à l’école, le foot, ça allait. Il fallait vraiment que je sois concentrée sur mes études, et c’est encore le cas, d’ailleurs. Ils accordaient de l’importance à l’école.
Tu as eu ton bac ?
Oui, je l’ai eu cet été.
Et tu fais des études en ce moment ?
Oui, je suis en licence à distance, en LEA.
Ce n’est pas trop dur de tout concilier ?
Si, un peu quand même, surtout à distance. Ça demande de s’engager, de travailler en dehors des entraînements, mais ça se combine. Il faut simplement travailler.

On dit souvent que les joueuses qui ont 30 ans aujourd’hui ne se disaient pas, quand elles ont commencé, qu’elles pourraient devenir professionnelles, parce que ça n’existait pas. Toi, tu avais quand même des modèles.
Je fais partie d’une génération où l’on a commencé à entendre parler du foot féminin, à le voir faire du bruit, quand j’étais petite. Chez les garçons, mon idole a toujours été Cristiano Ronaldo, que j’ai toujours admiré. Chez les filles, j’aimais beaucoup Eugénie Le Sommer. Depuis que je suis petite, j’aime beaucoup cette joueuse.
Tu fais la célébration de Trinity Rodman : tu suis donc aussi des joueuses actuelles.
Oui, j’aime bien Trinity Rodman, j’ai vu sa célébration sur les réseaux. Parmi les joueuses actuelles, j’aime beaucoup Alexia Putellas, qui est ma joueuse préférée en ce moment, et Claudia Pina aussi. J’aime beaucoup ces deux joueuses.
Ce ne sont pas forcément des pures numéros 9.
Non. Claudia Pina reste quand même une attaquante, mais pas une pure neuf. J’admire beaucoup cette joueuse. J’aime beaucoup leur technique. Alexia Putellas, je la trouve incroyable.
"On ne va pas se priver de gratter des points"
Tu portes le 18 au Havre comme en équipe de France. Pourquoi ce numéro ?
Le 18, c’est vraiment mon numéro préféré. Beaucoup de membres de ma famille sont nés un 18, et moi aussi. Mes numéros préférés sont le 18 et le 9, et 1 + 8 font 9 : c’est comme si j’avais le 9 en même temps. Il y a donc une signification par rapport à ma date de naissance, à celle de mon père, de mon cousin et de beaucoup de gens de ma famille. Même si le numéro 9 du HAC était libre je garderais le 18, il est symbolique pour moi. Il a une place dans mon cœur.
Ce vendredi, vous jouez le PSG. Est-ce le genre de match que tu aimes, avec de la pression, des enjeux, des caméras ? As-tu envie d’y marquer ?
Oui, ce sont des matchs que j’aime bien. Tous les matchs sont importants, mais des matchs contre un club comme le PSG, c’est bien. C’est pour ça qu’on commence à jouer au foot. J’aime bien ce genre de match.
Tu sais qu’on te surveille davantage, maintenant, depuis que tu as marqué contre Lyon et beaucoup depuis le début de la saison ?
Oui, c’est vrai. Mais comme je l’ai dit, je ne pense pas à ça. Je me concentre sur ce que je dois faire et sur ce que le coach m’a demandé de faire. Je joue et je fais ce que j’ai à faire. Bien sûr, c’est un match important. On sait qu’il passe sur Canal. Si je peux marquer et aider l’équipe, je le ferai, je ne veux pas m’en priver.
Vous êtes bien parties en début de saison : peut-être pouvez-vous accrocher le PSG.
C’est ça, on va essayer. On va se concentrer sur notre objectif de maintien, mais on ne va pas se priver d’essayer de gratter des points. Et si on peut accrocher le PSG, on le fera.
Quels sont tes points forts ? Et qu’aimerais-tu améliorer ?
Comme je l’ai dit, ma qualité, c’est surtout la finition devant le but. Il y a aussi mon jeu de tête, et je dirais que je suis plutôt bonne techniquement. Ce que j’aimerais améliorer, c’est mon pied faible, parce que cela me permettrait d’avoir plus de cordes à mon arc, techniquement comme devant le but. Si je pouvais avoir un pied gauche aussi bon que mon pied droit, ce serait ce que j’aimerais le plus améliorer.
"Porter le maillot de l'équipe de France A, c'est un objectif"
Tu as été appelée récemment en équipe de France U19. Qu’est-ce que ça représente pour toi ?
C’est une fierté de représenter son pays. Chaque sélection en équipe de France me rend contente. J’aime aller en équipe de France, j’aime représenter mon pays.
Te vois-tu un jour porter le maillot des A ?
J’aimerais beaucoup, c’est l’objectif, je ne vais pas me cacher. Mais étape par étape : je suis encore jeune. Si je peux porter le maillot des A, c’est un objectif.
Qu’aimes-tu faire en dehors du foot ?
J’aime bien être avec ma famille, voir mes amis, profiter de mes moments calmes, entre guillemets, en dehors du foot. Forcément, j’ai aussi mes études à côté, donc je travaille. J’ai ma vie, mon quotidien.
As-tu une passion en dehors du foot ?
Franchement, je crois que je n’ai pas de passion en dehors du foot. Entre le foot et les études, ça occupe déjà beaucoup de place.
