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Comment les choix de José Mourinho ont relancé le Real Madrid

José Mourinho en Liga.
José Mourinho en Liga.REUTERS/Vincent West

En plein marasme il y a encore quelques semaines, le Real Madrid, en déplacement ce mercredi à Athènes face à l’AEK, a retrouvé des couleurs et une ossature collective enfin convaincante, grâce aux ajustements tactiques de son entraîneur José Mourinho.

Le tournant Vinicius

Tout, ou presque, est encore parti de lui. Comme l’an dernier, lorsque sa crise de nerfs pendant le Clasico avait marqué le début de l’implosion du projet de Xabi Alonso, l’attaquant brésilien Vinicius Junior a, malgré lui, provoqué la bascule de la saison madrilène avec son carton rouge rocambolesque face à Villarreal début octobre, pour avoir tiré les cheveux d’un adversaire.

Car la suspension pour quatre matches de Liga du N°7 merengue, et le succès au forceps face à l’AS Rome (4-3) en Ligue des champions, qui a suivi, ont poussé l’entraîneur madrilène José Mourinho à effectuer plusieurs changements qui se sont avérés payants, avec à la clé quatre victoires consécutives, dont celle face au FC Barcelone au Camp Nou (2-1).

Du haut de ses 63 ans, le technicien portugais n’a rien inventé de révolutionnaire, mais a effectué des choix forts, en replaçant son capitaine Federico Valverde comme latéral droit, pour permettre l’incorporation d’un milieu de terrain plus créatif, d’abord Arda Güler, puis Bernardo Silva, aux côtés d’Aurélien Tchouaméni.

Soit, à peu près, ce qu'avait essayé de faire Xabi Alonso avant lui, mais sans l'aura et le soutien institutionnel dont dispose le "Mou".

Plus de contrôle

Ces ajustements ont permis au Real, souvent coupé en deux depuis deux ans, notamment en raison du manque de repli défensif de ses stars, d'atteindre un certain équilibre, avec plus de contrôle du ballon, moins de pertes de balle, et donc moins d'occasions subies, et de sauvetages à réaliser pour Thibaut Courtois.

Les Merengues récupèrent ainsi le ballon plus haut, et plus rapidement, grâce à un pressing bien plus efficace et aux efforts de Güler, Bernardo Silva et Jude Bellingham, ce qui réduit les risques de contre-attaque et amène aussi d'autres situations offensives.

"Nous ne sommes pas encore à 100 %, mais nous progressons. Nous sommes ici depuis moins de quatre mois, ce qui est peu. Mais nous nous améliorons progressivement. Je comprends désormais des choses que je ne comprenais pas le premier jour, et les joueurs comprennent mieux mon approche en tant qu'entraîneur. Ils comprennent ce qui, pour moi, n'est pas négociable", a estimé Mourinho après le succès à Santander (3-0).

"Quand les joueurs offensifs font des efforts et des sacrifices, ils envoient un message positif au reste de l'équipe", a-t-il ajouté.

Attaque plus complémentaire

Ces efforts collectifs, ce meilleur contrôle technique et la liberté de mouvement accordée à Kylian Mbappé, Yan Diomandé, Güler, Bellingham et Silva, ont également permis au géant espagnol d'être bien plus varié dans la construction de ses attaques, amenant à des combinaisons et des séquences de possession intéressantes, rarement aperçues ces deux dernières saisons.

Résultat : quatre victoires et treize buts marqués lors des quatre dernières rencontres toutes compétitions confondues, dont six inscrits par Mbappé et trois frappes surpuissantes de Diomandé, également auteur de deux passes décisives.

Intenable sur son aile gauche, et bien plus impliqué défensivement que Vinicius Junior, l'ailier ivoirien de 19 ans est d'ores et déjà le principal vainqueur de cette bonne séquence madrilène, qui doit désormais se confirmer à Athènes, puis à Valence, ce week-end, pour ce qui sera le dernier match de suspension de la star brésilienne.

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