Dans une rencontre marquée par plusieurs hommages à Eric Roy, l'ancien entraîneur des Bretons décédé au début de l'été d'un cancer, les deux équipes ne se sont pas laissées submerger par les émotions.
Dès les premières minutes, le promu a joué crânement sa chance dans le système en 3-4-1-2 qui l'avait mené dans l'élite.
Très remuants, les hommes de Patrick Videira ont su se créer de belles situations avec un jeu très vertical mais avec une finition pas toujours à la hauteur.
Ils ont tout de même su revenir à égalité dans le temps additionnel du premier acte grâce à Dame Gueye qui a converti un ballon qui traînait dans la surface (1-1, 45+1).
Les Manceaux ont même pris brièvement l'avantage quand Adil Bourabaa a parfaitement joué un deux contre un pour lancer Louis Mafouta qui a marqué d'une frappe croisée tendue (2-1, 55e).
Brest, de son côté, a prouvé que la succession de Roy, assurée par son adjoint Julien Lachuer, devrait se passer de façon assez fluide.
Plus aguerris, les Finistériens ont su profiter d'une certaine fragilité défensive adverse et de leur supériorité dans le domaine aérien.
Peu après la demi-heure de jeu, Romain Del Castillo avait ainsi facilement éliminé Rayan Bamba, qui s'était jeté un peu naïvement, pour ouvrir le score de l'intérieur du pied gauche (0-1, 31e).
Et en seconde période, sept minutes seulement après le deuxième but des locaux, Kamory Doumbia a repris un ballon miraculeusement repoussé par le gardien Nicolas Kocik après une tête de Ludovic Ajorque, pour égaliser (2-2, 62e).
Décisif sur une frappe d'Ajorque (44e), et auteur de deux arrêts rapprochés sur des têtes brestoises, Kocik aura en tout cas sauvé la fête des Manceaux, qui ont fini sur la jante mais qui se satisferont de ces débuts encourageants avec un nul 2-2.
