Incapable de battre Metz, Nice devra passer par les barrages pour sauver sa place en Ligue 1

Quelle déception niçoise.
Quelle déception niçoise.Photo par MIGUEL MEDINA / AFP

Il fallait à minima la victoire, mais Nice n'a pas été à la hauteur de l'enjeu et aurait même pu s'incliner contre une équipe de Metz qui termine sur une note douce. Direction les barrages pour les Aiglons.

Pour la dernière journée de Ligue 1, l'OGC Nice n'avait pas son destin en mains. La faute à un retard de 11 buts au goal-average sur Auxerre, qui comptait le même nombre de points. Il fallait d'abord vaincre le FC Metz, d'ores et déjà relégué, et espérer un revers de l'AJA à Lille, qui restait envisageable. Avec en prime le dernier match de Dante, titulaire du haut de ses 42 ans.

Mais si le match semblait gagné d'avance sur le papier, encore fallait-il faire le travail sur le terrain. Nice ronronnait en tentant de faire le tour de la défense adverse, mais sur un premier contre, Giorgi Abuashvili passait proche de refroidir l'Allianz-Riviera (10e). De quoi réveiller le Gym, et notamment Sofiane Diop, qui enroulait une frappe puissante au ras du poteau. Le match s'emballait alors, et Abuashvili mettait de nouveau Yevhann Diouf à contribution (14e), comme Believe Munongo peu après.  

Metz avait la main, et dominait le match : un scénario invraisemblable. Dante venait même éteindre un incendie sur une énième percussion messine. Et pendant ce temps, Auxerre ouvrait le score à Lille : tout allait de mal en pis pour les Niçois. Mais après la demi-heure de jeu, le rythme tombait brutalement, et malgré une énorme occasion de Diop avant de rentrer aux vestiaires, Nice s'en sortait bien avec ce 0-0 à la pause. 

Décevant Nice

Nice revenait néanmoins avec de meilleures intentions, mais Metz n'avait pas abandonné l'idée de finir sur une bonne note. Gauthier Hein, comme souvent, était intenable, cependant, les Niçois commençaient à mettre le pied sur le ballon, et à se créer des occasions, comme sur une tête de Mohamed-Ali Cho (55e). Dans la foulée, Dante manquait la belle histoire, également de la tête. L'ensemble, globalement, manquait toutefois de tranchant.

Le match sombrait alors dans une profonde indifférence, entre frappes directement sur le gardien et passes mal assurées. Comme sur une occasion où quatre Messins tergiversaient en supériorité numérique devant un gardien mal sorti (71e). Mais une grosse occasion de Mohamed-Ali Cho dans la foulée semblait relancer la rencontre. Sauf que cela n'allait pas être le cas. Et si Metz avait fait au final un match intéressant, cela ne faisait qu'attiser les regrets après une saison ratée. 

Des fautes, des demi-occasions, de quoi faire quitter le stade à certains avant la fin, et dès le coup de sifflet final, tout le monde se précipitait aux vestiaires pour échapper à l'envahissement de terrain. 0-0 donc, que rajouter ? On pourra toujours dire qu'une victoire n'aurait rien changé, puisqu'Auxerre et Le Havre ont gagné, mais Nice n'a pas été à la hauteur ce soir. Et en plus d'une finale de Coupe, les Aiglons auront droit à 180 minutes minimum contre Saint-Étienne. Sur le match de ce soir, la place en Ligue 1 est tout sauf acquise…