Le groupe des homicides du commissariat provincial de Tenerife est chargé des investigations, placées sous supervision judiciaire. Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur les actes d’enquête menés. Le Tribunal supérieur de justice des Canaries a rappelé que toute mort ne relevant pas d’une cause naturelle entraîne l’ouverture d’office d’une enquête judiciaire.
Le drame s’est joué dans les derniers instants de la rencontre, alors que les deux équipes étaient à égalité (2-2). À la 97e minute, Jesús de Miguel disputait un ballon aérien lorsque Jesús Owono est sorti à grande vitesse pour tenter de le dégager. Le genou du gardien a heurté le corps de l’attaquant, qui est resté au sol. L’arbitre a expulsé Owono pour avoir, selon le rapport arbitral, "impacté brusquement avec sa jambe en hauteur sur un adversaire avec une force excessive".
Cette sanction sportive ne préjuge pas d’une éventuelle responsabilité pénale, qui nécessiterait un examen des circonstances du choc et des preuves disponibles. À ce stade, aucune enquête visant spécifiquement le gardien n’a été annoncée, et rien n’indique qu’il ait été cité comme mis en cause.
Pris en charge sur la pelouse, Jesús de Miguel a été transporté en ambulance médicalisée. Il a subi un arrêt cardiorespiratoire durant les soins, avant que les secours ne parviennent à rétablir ses constantes vitales. Admis en soins intensifs à l’hôpital universitaire Nuestra Señora de Candelaria, à Santa Cruz de Tenerife, il a vu son état s’aggraver au cours de la nuit. Au petit matin, le club a indiqué que sa situation s’était détériorée sur le plan neurologique, avant d’annoncer son décès.
Né à Madrid, l’attaquant s’était formé au CDE Lugo Fuenlabrada puis au CD Leganés. Il était ensuite passé par l’Internacional de Madrid, Fuenlabrada, Unión Adarve, Navalcarnero et Unionistas. En janvier 2023, il avait rejoint le CD Castellón, avec lequel il avait évolué en deuxième division, avant de s’engager avec Tenerife à l’été 2025.
