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Exclu' Flashscore - Albert Celades : "L'émergence de Gérone est très bonne pour la Liga"

Albert Celades, à l'époque où il était entraîneur de Valence
Albert Celades, à l'époque où il était entraîneur de ValenceAFP

Albert Celades s'est entretenu quelques minutes avec Flashscore pour nous parler de son aventure américaine, de ses projets, mais aussi de son regard sur les nouveaux entraîneurs comme Míchel et García Pimienta, ses anciens coéquipiers lorsqu'il était joueur.

Ancien joueur du FC Barcelone et du Real Madrid et ancien international espagnol, il n'a plus vraiment besoin d'être présenté. Il a notamment été entraîneur adjoint, ancien entraîneur de l'équipe nationale des moins de 21 ans et ancien entraîneur de Valence.

Que faites-vous en ce moment ?

"J'essaie de me tenir au courant, je regarde beaucoup de football, je surveille les entraînements, les nouveaux aspects qui apparaissent dans le jeu."

Le banc de touche vous manque-t-il ?

"Après un certain temps d'absence, j'ai hâte de revenir à un projet attrayant où je pourrai développer une idée. J'espère que cela arrivera bientôt."

Vous connaissez bien la MLS, dans quelle mesure le niveau s'est-il amélioré avec l'arrivée de Messi ?

"Il s'est beaucoup amélioré. Ils ont investi de l'argent dans la formation, et c'est ce qui donne de l'avenir aux joueurs, qui arrivent bien formés. À mon époque, les joueurs sortaient de l'université avec peu de formation. C'est une ligue très attrayante qui accueille de nombreux joueurs d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud, ainsi que quelques Européens. Elle combine le mode de vie américain avec la ligue, les équipes ont des villes sportives importantes, beaucoup de public. D'ici, on peut regarder les choses d'un peu haut, mais quand on va sur place, on voit la réalité."

Auriez-vous parié sur une telle évolution ? Comme en Arabie saoudite par exemple...

"Les chemins sont différents. La voie américaine est plus stable, à long terme, sans utiliser le pouvoir économique, mais la ligue a beaucoup de restrictions. En Arabie saoudite, le niveau est bon, mais les philosophies sont différentes."

Concernant l'Espagne, qu'est-ce qui vous interpelle en Liga ?

"J'aime bien le haut du tableau, avec l'émergence de Gérone. C'est très bien pour la Liga, elle a un niveau magnifique, avec des équipes qui jouent bien, avec de bons entraîneurs, de bonnes individualités. C'est un plaisir de regarder les matches de la ligue espagnole. Nous pensons que les grandes équipes ont marqué beaucoup de points, mais il y a aussi Gérone, et la façon dont ils l'ont fait."

Certains de vos anciens coéquipiers sont désormais entraîneur, non ?

"Nous avons une bonne relation avec Míchel, nous sommes de la même famille, nous avons toujours joué ensemble en équipe nationale espagnole. Je suis très heureux. C'est une personne intègre, honnête, avec une idée du jeu que j'aime et je suis ravi de ses succès. Il y en a d'autres comme Xavi. Je voudrais souligner le travail de García Pimienta à Las Palmas, un de mes coéquipiers, et ce qu'il fait avec une équipe récemment promue, avec la plupart des joueurs qui étaient en deuxième division, et le fait qu'ils jouent en Europe et la façon dont ils jouent. Gérone et Las Palmas sont les équipes que j'apprécie le plus."

Vous avez été sélectionneur des moins de 21 ans, comprenez-vous la peine du sélectionneur après la blessure de Gavi ?

"C'est très douloureux de recevoir un joueur en bonne santé et de le rendre blessé. C'est très désagréable pour le joueur, qui souffre, mais aussi pour l'entraîneur. Et pour le club. C'est une situation indésirable."

De votre point de vue, avec autant de blessures, comment évaluez-vous la situation ?

"Le problème ne vient pas de l'équipe nationale, mais du nombre de matches, du calendrier et des exigences. Les joueurs font partie des meilleures équipes, ils jouent tous les trois jours et sont très exigeants. Le nombre de blessures est dû au calendrier, pas à l'équipe nationale."

Isco n'a pas été blessé, mais a traversé une période difficile ces dernières saisons, quel est votre avis sur sa seconde jeunesse au Betis ?

"Isco joue à un niveau incroyable. Vous savez de quoi il est capable. Tout se résume à cette motivation. Il est venu dans une équipe où il a la confiance de l'entraîneur, où il se sent à l'aise. Après une pause de six ou sept mois, il est difficile de revenir à ce niveau de jeu et il y est parvenu. C'est un joueur de haut niveau, incroyablement talentueux."

Si vous deviez choisir entre le métier d'entraîneur et celui de joueur, lequel choisirez-vous ?

"Ce sont des situations très agréables. Être footballeur est une vocation, depuis que nous sommes enfants, depuis que nous commençons à marcher. Être joueur, c'est comme un rêve qui se réalise et qui transforme un hobby en métier. Je doute que beaucoup d'enfants veuillent devenir entraîneurs, cela vient plus tard."

Après Valence, il n'y avait pas d'autres opportunités ?

"C'était l'époque du Covid et nous avons décidé d'arrêter pendant un certain temps pour voir si nous pouvions trouver une situation qui nous convienne. J'espère que ce sera bientôt le cas, parce que je veux diriger un groupe, pour développer une idée du jeu."