Le ministre des Sports de l’Italie, Andrea Abodi, a affirmé sans détour qu’il ne serait pas approprié que la "Nazionale" prenne la place des Iraniens, soulignant que la qualification doit se gagner sur le terrain. Ce jeudi également, la BBC a ajouté que la FIFA n’a aucun projet de remplacer l’Iran par l’Italie lors de la Coupe du monde.
La déclaration d’Abodi est intervenue moins de 24 heures après que le Financial Times, journal britannique, a révélé qu’un proche allié du président des États-Unis, Donald Trump, avait officiellement demandé à la FIFA de remplacer l’Iran par la quadruple championne du monde.
Dans un entretien accordé à Sky News au Royaume-Uni, le ministre italien a été catégorique pour clore le débat : "La possible requalification de l’Italie pour la Coupe du monde 2026, que l’émissaire du président Donald Trump, Paolo Zampolli, aurait proposée à la FIFA, est d’abord impossible et ensuite inappropriée. Je ne sais pas laquelle de ces raisons prévaut. La qualification se mérite sur le terrain."
Doutes sur la participation de l’Iran aux États-Unis ?
L’Italie a remporté la Coupe du monde à quatre reprises (1934, 1938, 1982 et 2006), mais a manqué le tournoi pour la troisième fois consécutive après avoir perdu aux tirs au but face à la Bosnie-Herzégovine lors du dernier tour des barrages européens des qualifications.
Au début du conflit au Moyen-Orient, déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, l’Iran avait évoqué un "boycott" de la compétition, avant de demander à la FIFA de déplacer ses matchs des États-Unis vers le Mexique.
Le règlement de la FIFA confère à l’organisation l’autorité exclusive pour décider des mesures à prendre si une sélection – en l’occurrence l’Iran – se retire.
L’équipe iranienne a trois matchs programmés dans le groupe G : à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin), puis à Seattle contre l’Égypte (27 juin). La Coupe du monde organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique se tiendra du 11 juin au 19 juillet.
