Lors d'un entretien à l'AFP à l'occasion de l'évènement "Esporte Cria", organisé par le Comité olympique brésilien à São Paulo, l'ancienne joueuse du PSG, désormais âgée de 48 ans, s'est réjouie de l’évolution de son sport au Brésil, un pays où il a été interdit aux femmes par décret de 1941 à 1979.
"Nous avons une formidable occasion de changer la donne du football féminin sud-américain", a affirmé la Brésilienne, double médaillée d'argent olympique (2004-2008) mais jamais sacrée en Coupe du monde après avoir manqué le titre en 2007 face à l'Allemagne.
"Nous avons traversé de nombreuses épreuves et nous savons aujourd’hui que nous étions sur la bonne voie. Malgré tous les "non" que nous avons reçus, malgré le manque d’infrastructures, nous rêvions qu’un jour le football féminin brésilien ait sa chance. C’est l’occasion de changer la vie d’innombrables jeunes filles, non seulement au Brésil, mais aussi dans nos pays voisins", a souligné la Brésilienne, seule joueuse à avoir disputé sept fois la Coupe du monde et sept fois les Jeux olympiques, avant de raccrocher à 43 ans.
Interrogée sur le niveau des féminines au Brésil, l'ancienne milieu de terrain a estimé que "l'Europe et les États-Unis étaient en avance grâce à leurs structures et au travail accompli. Au Brésil, nous avons connu 40 ans d’interdiction, ce qui a retardé notre évolution. Beaucoup disent que nous avons un gros potentiel, mais nous devons le prouver. Le Brésil progresse, il se rapproche des États-Unis, de la France, voire de l’Espagne (championne du monde en titre, ndlr)".
Si Formiga ne jouera pas le Mondial l'été prochain (24 juin-25 juillet), elle souhaite à une autre légende brésilienne, Marta, 41 ans l'an prochain, d'y participer.
"Je serai dans les tribunes pour la soutenir. Ce serait ses adieux devant nos supporters. Il n’y a aucune raison pour qu’elle ne participe pas à la Coupe du monde. Même si elle n'était pas titulaire, sa présence serait importante."
