Au milieu de la foule vêtue de blanc et de rouge, l’histoire de Richard Lines, 60 ans, et de son fils Harry, 23 ans, résumait le sentiment de milliers d’Anglais venus remplir le Hard Rock Stadium.
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Alors que les accords de Don't Look Back in Anger, d’Oasis, résonnaient dans les tribunes et étaient repris en chœur, le football accomplissait ce qu’il sait faire de mieux : transformer un match en un souvenir pour la vie et rapprocher les générations.
Premier match, premières larmes
Pour Harry, supporter passionné de Chelsea et utilisateur assidu de Flashscore, cette soirée représentait bien plus qu’une place en demi-finale de la Coupe du monde. C’était la première fois qu’il assistait à un match du Mondial depuis les tribunes.
L’émotion a pris le dessus. Dès que l’arbitre a sifflé la victoire anglaise 2-1 contre la Norvège, après prolongation, le jeune homme n’a pas pu retenir ses larmes.
"Je suis très ému", a confié Harry, la voix encore tremblante. "C’est mon premier match de Coupe du monde. Je suis venu ici avec mon père. C’est fantastique. J’ai adoré. C’est un vrai rêve qui se réalise."

Résidant à Bishop's Stortford, petite ville d’environ 40 000 habitants dans le comté de Hertfordshire, Harry a vécu une expérience dont il rêvait depuis l’enfance.
À ses côtés, Richard observait la scène, la fierté se lisant sur son visage. Après six décennies à suivre le football, rien ne semblait surpasser le bonheur de voir son fils vivre un tel moment.
"Il pleure", a raconté le père, tout sourire. "Il a 23 ans, j’en ai 60. C’est sa première Coupe du monde au stade, et il profite de chaque seconde".

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"Elle rentre à la maison, si Dieu le veut"
Cette qualification arrachée a ravivé l’espoir anglais de retrouver une finale de Coupe du monde. Interrogé pour savoir si le football était enfin "de retour à la maison", Richard a répondu sans hésiter, porté par l’euphorie de la qualification et le moment partagé avec son fils.
"Elle rentre à la maison, si Dieu le veut. Nous sommes grands."
Ce succès dramatique contre la Norvège restera sans doute gravé dans la mémoire des supporters anglais. Mais pour Richard et Harry, le résultat n’était qu’une partie de l’histoire. Au Hard Rock Stadium, père et fils ont partagé l’un de ces instants qui transforment un match de football en un souvenir pour toute la vie.

