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Scaloni : "Nous ne nous mettons pas en tête que c'est une finale, sinon on peut se disperser"

Lionel Scaloni
Lionel ScaloniJUAN MABROMATA/AFP

Le sélectionneur argentin explique comment l’Albiceleste aborde la finale. "Nous nous préparons de la même manière que pour tous les autres matchs. Avec beaucoup d’envie de bien faire, la volonté d’analyser l’adversaire, de voir ce que nous pouvons faire pendant le match... Au-delà du fait que ce soit une finale, cela reste un match de football."

Lionel Scaloni (48) évoque les clés nécessaires pour que l’Argentine atteigne le succès. "Nous devons donner notre meilleure version pour pouvoir gagner. Nous ne nous mettons pas en tête que c’est une finale de Coupe du monde, sinon on peut se disperser. On verra bien ce qu’il se passe."

Par ailleurs, il analyse la forme actuelle de ses joueurs. "Je pense que l’équipe a montré des choses positives, surtout lors des derniers matchs. La seconde période contre l’Angleterre a été très bonne. Je pense que nous sommes plutôt bien, même s’il y a toujours des aspects à améliorer. Nous allons essayer de gagner la finale."

Et bien sûr, il met en avant la passion des supporters argentins. "Tu vois ton peuple fêter, tu vois leur bonheur, ça te touche et c’est impossible de ne pas être ému. Au final, je l’ai déjà dit, on joue pour eux. On joue pour notre peuple, pour nos familles. Pour tous ceux qui attendent de voir la sélection. Nous avons retrouvé quelque chose de très précieux à mes yeux : voir les gens devant la télévision avec le maillot de l’Argentine, un supporter de River qui enlace un supporter de Boca. On le ressent, on en tient compte, comment ne pas être ému."

Espagne

Scaloni s’est exprimé sur les similitudes et différences entre l’Espagne et l’Argentine. "Luis me connaît en tant que personne... mais il ne sait pas ce que je pense du football. On sait comment jouent nos équipes, mais on n’a pas parlé des schémas de chacun. Chaque équipe a ses nuances, mais il y a un schéma commun d’attaque par la possession. Nous avons des schémas similaires, nous nous appuyons sur la possession, c’est vrai que là-dessus nous nous ressemblons. J’espère que dimanche, ce sera un beau spectacle."

Il se montre également sceptique concernant l’expérience. "L’Espagne a aussi des joueurs qui ont évolué sur de grandes scènes, qui sont des tops dans leurs clubs, cette histoire de pression et tout ça, une fois que le ballon roule, le joueur oublie. Je ne pense pas que ce soit un handicap. Ce sont deux équipes qui, quand elles entrent sur le terrain, essaient de faire le mieux possible à travers le ballon."

Il précise aussi qu’il a bien étudié son adversaire. "Oui, nous les avons analysés car nous aurions pu les affronter en mars, mais pas plus que d’autres. Nous avons aussi analysé les autres adversaires du Mondial depuis décembre. Il y avait beaucoup d’équipes que nous étudiions en vue de possibles duels. Et le sur-analyse n’est pas forcément une bonne chose. Nous savons comment ils jouent, nous connaissons leurs points forts et nous essaierons de les contrer."

Et il admet que tout peut potentiellement l’inquiéter chez l’Espagne. "Je ne dirai pas ce que j’ai dit à De la Fuente car c’était une situation surréaliste, au milieu de nulle part, je lui ai dit que je venais pour lui, sinon je ne serais pas venu. Et d’autres choses que je ne te dirai pas. Ce qui m’inquiète le plus chez l’Espagne ? Que le bus parte de l’hôtel, ça m’inquiète déjà. C’est une grande équipe, une grande sélection. Ils réalisent une très belle période avec Luis, ça me fait plaisir."

Messi

Scaloni n’a pas voulu se prononcer sur le fait que ce soit le dernier Mondial de Messi. "Qu’est-ce que j’en sais ? Il faut lui demander à lui. Je n’en ai aucune idée car il ne cesse de surprendre. C’est une question pour lui."

Il a également salué le Mondial que réalise Messi à 39 ans. "C’est lui la véritable histoire. Histoire, légende... qu’il puisse dire cela, que ça sorte de sa bouche... ça me rend fier. Que le meilleur footballeur que le monde ait connu pense cela, c’est merveilleux. Atteindre une finale à 39 ans, je trouve ça incroyable. C’est pour cela que je disais qu’il faut en profiter, il faut apprécier ce qu’il fait... l’histoire et la légende, c’est lui, et tout ce groupe de joueurs qui nous ont offert des années magnifiques. 

Même si les gens pensent que le footballeur argentin peut tout faire, y parvenir est très difficile. Je le lui ai dit lors d’une discussion : ce qu’ils ont accompli est incroyable. Reconnaissance éternelle de la part du staff technique. J’espère que nous gagnerons, mais si ce n’est pas le cas, le parcours aura été incroyable. Un exemple pour tous."

La Coupe du monde 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le tournoi réunira 48 sélections et se jouera dans 16 stades modernes.

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