L'association Territoires d'événements sportifs (TES) représente des collectivités ayant déjà accueilli des compétitions. Le gouvernement lui a demandé fin 2024 d'effectuer un diagnostic stratégique, financier et opérationnel des grands stades - à l'exception du Stade de France.
Une vingtaine de collectivités ayant un ou plusieurs grands stades sur leur territoire ont été sondées, comme Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille ou Rennes.
Si le parc national des stades est "actuellement et globalement d'un bon niveau", il "devra, à moyen terme, faire l'objet d'une nouvelle modernisation d'ampleur pour permettre son adaptation aux nouveaux standards techniques et fonctionnels" et également répondre "aux nouvelles attentes et exigences sociales et environnementales", résume le rapport qui sera remis à la ministre des Sports Marina Ferrari samedi, avant la finale du Top 14.
L'organisation par la France d'une nouvelle grande compétition internationale de football "permettrait d'entretenir la dynamique de rénovation et de modernisation du parc national des stades engagée à l’occasion de l'Euro 2016 et d’éviter ainsi un décrochage, notamment par rapport aux autres pays européens en train de s'équiper d'enceintes de 'nouvelle génération'", est-il mis en avant.
En plein Mondial 2026, l'association TES "recommande" ainsi que la France "postule" soit à la Coupe du monde 2038 en association avec l'Allemagne "pour limiter le bilan carbone", soit à l'Euro 2038.
"Afin de mobiliser également les stades de jauge intermédiaire, il est préconisé que la France candidate également à l'Euro 2033 féminin, voire à l'accueil d'une édition du mondial des clubs Fifa à l'horizon 2033 ou 2037, si le nouveau format de la compétition est un succès et devient pérenne", est-il indiqué.
Des recettes liées aux stades, soit la billetterie et les revenus commerciaux, pourraient également "constituer un relais de croissance pour les clubs" qui souffrent de la baisse des droits TV, souligne le rapport.
