Objectif victoire : dix nations en quête d'un succès historique au Mondial 2026

Objectif victoire : dix nations en quête d'un succès historique au Mondial 2026
Objectif victoire : dix nations en quête d'un succès historique au Mondial 2026REUTERS

Si pour certains pays, la simple qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA constitue déjà une prouesse, d'autres ne se contentent plus de figurer et visent désormais un premier succès historique.

L'édition 2026, la plus imposante de l'histoire de la compétition, mettra aux prises neuf nations lancées à la poursuite d'un graal : un premier succès sur la scène prestigieuse du Mondial. Si certaines ont déjà frôlé la gloire ou retrouvent les sommets après des décennies d'absence, quatre d'entre elles s'apprêtent à effectuer leur baptême du feu. Toutes, cependant, partagent une ambition commune à l'approche de l'été nord-américain.

Le Canada veut transformer l'essai

L'histoire récente du Canada en Coupe du Monde est celle d'une progression sans récompense comptable. Son retour au Qatar a mis fin à 36 ans de disette et a offert un moment d'anthologie lorsque Alphonso Davies est devenu le premier joueur canadien à trouver le chemin des filets dans un Mondial. Pourtant, malgré l'élan suscité par cette campagne, les Canadiens traînent un record dont ils se passeraient bien, ayant concédé les six matchs disputés lors de leurs participations en 1986 et 2022. Placés sur la route de la Bosnie-Herzégovine, du Qatar et de la Suisse pour une place en phase à élimination directe, les co-hôtes seront déterminés à faire en sorte que leur troisième apparition mondiale leur offre enfin un succès fondateur.

L'opportunité pour l'Iraq d'ouvrir un nouveau chapitre

Le passage de l'Iraq en Coupe du Monde est aussi bref qu'emblématique. Sa participation au Mondial 1986 demeure un motif de fierté nationale, bien qu'elle se soit soldée par un zéro pointé. Quarante ans plus tard, une nouvelle génération a l'occasion de graver son propre nom dans l'histoire. Ayant validé sa qualification, l'Iraq intègre un groupe relevé composé de la France, de la Norvège et du Sénégal. Si cette poule s'annonce redoutable sur le papier, elle offre également une vitrine idéale pour une sélection désireuse de prouver qu'elle peut rivaliser avec l'élite mondiale. Une première victoire en Coupe du Monde représenterait bien plus que trois points ; ce serait un tournant majeur pour le football irakien.

La Nouvelle-Zélande veut franchir un cap

Peu de nations sur cette liste peuvent se targuer d'avoir autant mérité une victoire en Coupe du Monde que la Nouvelle-Zélande. En 2010, les 'All Whites' ont quitté l'Afrique du Sud invaincus, après avoir tenu tête à l'Italie, tenante du titre, ainsi qu'au Paraguay et à la Slovaquie. Fait remarquable, ils ont été éliminés sans avoir perdu le moindre match, échouant de peu à franchir la phase de groupes. Cette épopée a radicalement changé la perception du football néo-zélandais et reste l'un des plus grands exploits sportifs du pays. Seize ans plus tard, la conviction grandit que la génération actuelle peut faire encore mieux. La Belgique, l'Égypte et l'Iran les attendent dans le groupe G, mais l'objectif de la Nouvelle-Zélande est limpide : convertir des prestations honorables en un premier succès historique.

Haïti, le retour des Grenadiers avec une revanche à prendre

Seule une poignée de sélections a dû patienter plus longtemps qu'Haïti pour s'offrir une deuxième participation à une phase finale. Leur unique expérience remonte à 1974, une époque où la nation caribéenne avait découvert l'exigence impitoyable du haut niveau face aux géants de la discipline. Plus de cinq décennies plus tard, ils s'offrent une nouvelle chance de se mesurer aux meilleurs. La qualification a ravivé la ferveur dans tout le pays, les supporters rêvant d'un nouveau chapitre glorieux plutôt que de ressasser les ombres du passé. Le défi sera toutefois immense : le Brésil, le Maroc et l'Écosse forment un groupe C exigeant qui ne laissera aucune place à l'approximation.

Le Qatar en quête de légitimité

Si la première apparition du Qatar était intrinsèquement liée à son statut de pays hôte, le récit est aujourd'hui bien différent. La nation du Golfe a décroché son billet pour 2026 sur le terrain, un jalon que les instances sportives locales considèrent comme la preuve de la pérennité de leur progression. Bien que le Qatar n'ait pas réussi à débloquer son compteur en 2022, cette expérience a accéléré la maturation de l'équipe nationale. Sous la houlette de Julen Lopetegui, ils arrivent désormais armés d'une expérience précieuse et d'ambitions revues à la hausse. Un groupe équilibré avec la Suisse, le Canada et la Bosnie-Herzégovine offre une réelle opportunité d'entrer dans l'histoire et de valider les progrès constants du football qatari.

Quatre novices impatients de marquer les esprits

Le format élargi de la compétition a également ouvert la porte à de nouveaux visages. Cap-Vert, Curaçao, Jordanie et l'Ouzbekistan feront tous leurs grands débuts en Coupe du Monde en 2026 au terme de parcours qualificatifs historiques. Contrairement aux autres nations citées, ces sélections ne portent pas le poids des désillusions passées. Elles abordent le tournoi avec la liberté et l'enthousiasme propres à un baptême du feu sur la plus grande scène mondiale.

Chaque point glané sera inédit, chaque but historique. Et la moindre victoire deviendrait instantanément l'un des moments les plus marquants de leurs histoires sportives respectives. Alors que le compte à rebours pour la Coupe du Monde s'accélère, les projecteurs seront inévitablement braqués sur les favoris. Pourtant, les récits les plus vibrants du tournoi pourraient bien être écrits par ces nations en quête d'une première consécration.

L'Égypte prête à faire ses preuves

L'Égypte, l'une des nations les plus titrées d'Afrique, attend toujours de remporter sa première victoire en Coupe du monde. Sa meilleure performance remonte à 1990, où elle s'était montrée un adversaire coriace face à la République d'Irlande et aux Pays-Bas, mais n'avait finalement pas réussi à se qualifier. Les Pharaons abordent 2026 avec un réel optimisme après avoir passé les qualifications sans 

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