Cette absence de Ceferin, également vice-président de la FIFA, "témoigne d'une profonde fracture" entre la FIFA et l'UEFA selon The Times. Contactée par l'AFP, l'UEFA n'a pas souhaité réagir.
L'absence de Ceferin est intervenue deux semaines après la décision de l'instance mondiale de suspendre le carton rouge infligé à l'Américain Folarin Balogun.
Exclu lors du seizième de finale face à la Bosnie-Herzégovine, l'attaquant américain a vu sa suspension pour le huitième de finale face à la Belgique commuée en "un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an" par la commission de discipline de la FIFA.
Cette décision est intervenue après que le président américain Donald Trump a demandé à celui de la FIFA Gianni Infantino de réexaminer ce carton rouge qui lui paraissait injustifié. M. Infantino a assuré lui avoir répondu que les instances de la FIFA étaient "indépendantes".
"Nous exprimons notre stupeur face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable", qui "a franchi une ligne rouge", avait alors commenté l'UEFA dans un communiqué d'une rare sévérité estimant qu'"une suspension automatique minimale d'un match à la suite d'un carton rouge n'est pas une option laissée à la discrétion des instances".
Lors de cette Coupe du monde, l'UEFA s'était déjà positionnée en opposition à la FIFA à plusieurs reprises, notamment lorsque M. Ceferin avait estimé que l'élargissement du Mondial à 48 équipes entraînait des matches "sans intérêt".
L'UEFA avait également annoncé le jour de l'ouverture du Mondial que l'arbitre somalien Omar Artan, refoulé des États-Unis où il devait officier, serait au sifflet de la Supercoupe d'Europe le 12 août prochain entre le PSG et Aston Villa.
