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Ibrahima Konaté : "Je ne sais pas pourquoi les gens se sont mis en tête qu'on allait gagner, il y a beaucoup d'étapes"

Ibrahima Konaté avec les Bleus.
Ibrahima Konaté avec les Bleus. REUTERS/Bernadett Szabo

Ce vendredi, Ibrahima Konaté a répondu aux questions des journalistes avant le match de la 3e place contre l'Angleterre.

L'élimination : "C'est très dur à digérer, on y pense chaque jour depuis la défaite. Il y a du regret, c'est tellement dur... Pour avoir vécu deux Coupe du monde, avec une défaite en finale et en demie, celle-ci est un peu moins dure. Mais ça fait mal quand même"

Le match de la 3e place : "On a un devoir en tant que joueur de l'équipe de France, beaucoup de joueurs auraient aimé être là. Personne ne veut jouer ce match par rapport à nos attentes, c'est une finale qu'on voulait jouer. Mais on a un devoir et on va le respecter jusqu'au bout. A voir si on va jouer avec la meilleure équipe."

Kylian Mbappé : "Ce serait quelque chose de bien pour lui qu'il soit meilleur buteur de la compétition ou même de l'histoire de la Coupe du monde. Mais le connaissant et étant avec lui au quotidien, il aurait préféré mettre zéro but et gagner la compétition."

L'Espagne ou l'Argentine ? : "Je vais jouer en Espagne, c'est l'équipe qui nous a battu donc on pourrait dire qu'on a été battus par les vainqueurs de la competition. L'Argentine, on a une dent contre eux par rapport à 2022, mais Mac Allister est l'un de mes amis. Je n'ai pas de préférence."

L'Espagne dans la tête des Français ? : "Trois défaites de suite, ça fait mal et on ne l'accepte pas en tant que compétiteur. A l'Euro 2024, ils étaient meilleurs que nous mais il y avait quelque chose à faire. En Ligue des nations, cette équipe était meilleure que celle contre laquelle on a joué il y a quelques jours. Lamine Yamal et Nico Williams étaient à 100%."

"Le dernier match, ils étaient meilleurs que nous. La raison ? Il faut demander au coach. On était en retard sur pas mal de choses. Mais en tant que remplaçant, c'est plus facile à dire qu'à faire. On doit apprendre et comprendre pourquoi ça ne l'a pas fait. On est tombés sur une équipe d'Espagne qui était meilleure. Ils ne sont pas rentrés dans nos têtes, on fait abstraction de ce qui se dit. Un seul joueur a parlé en vrai (rires). Ca lui a réussi, mais ce n'est pas la fin de notre carrière, on va être amenés à les rencontrer."

Manque d'énergie : "Oui, il a manqué cette dimension. On voyait ce qui se disait en France, ça nous voyait déjà champion du monde depuis un moment. C'est un coup de massue mais ça fait partie du foot. On avance la tête haute."

Sa présence en conférence de presse : "Je n'ai pas choisi (rires). Si j'avais le choix, je ne serais pas venu. Mais c'est un devoir. Le coach sait que c'est difficile pour tout le monde, il a pris la meilleure personne pour répondre à ces questions dans ce genre de moment (sourire). Les cadres? C'est un exercice compliqué pour tout le monde. On peut dire des choses qu'on ne pense pas, on peut être dans l'émotion, des choses qui peuvent se retourner contre soi. Tout le monde assume ses responsabilités et ce qui a été manqué. On va rentrer en France la tête haute."

Statut de favori : "Pour les fans du monde entier, on était les favoris par rapport à ce qu'on a dégagé et les individualités qu'on a. Les fans se disent que l'équipe de France peut faire deux ou trois équipes et faire quelque chose en Coupe du monde. Mais une compétition se joue en équipe et sur les individualités. Avoir perdu l'Espagne, ce n'est pas avoir perdu contre n'importe qui, ils sont champions d'Europe. Je ne sais pas pourquoi les gens se sont mis en tête qu'on allait gagner le Mondial, il y a beaucoup d'étapes."

Motivation pour Deschamps : "En tant que footballeur, on a envie de gagner pour soi-même. Après, pour le coach, bien sûr, on a envie de gagner pour lui et pour ce qu'il a fait pour l'équipe de France et pour nous. Si on est là c'est qu'il nous a choisis, on doit être reconnaissant. Si demain on part dans un truc où on fait tourner, ça peut être différent. Mais chaque joueur sur le terrain a cette volonté de gagner. C'est un France-Angleterre, il y a une histoire entre les deux nations, on doit respecter cette histoire, cet écusson et les supporters qui sont là."