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Des Bleus "sans Français" : Rajoy ne s'excuse pas et se félicite de l'"attention" portée à ses propos polémiques

Mariano Rajoy au centre de l'image.
Mariano Rajoy au centre de l'image.JAVIER SORIANO/AFP

L'ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, qui avait qualifié les Bleus d'équipe de football "sans Français", provoquant une vive polémique en France, s'est félicité ce mercredi dans une nouvelle tribune de l'"attention" portée à ses propos polémiques, sans présenter ses excuses.

Le dirigeant conservateur, à la tête du gouvernement espagnol entre 2011 et 2018, a remercié, sur un ton ironique, "les autorités pour l'attention qu'elles m'ont portée durant ce Mondial".

"Dommage que tant d'efforts consacrés à vanter mes vertus les aient détournées d'autres sujets (...) qui comptent pour les Espagnols", a-t-il cinglé de sa plume dans le journal en ligne El Debate.

Mariano Rajoy est à couteaux tirés avec l'actuel gouvernement de gauche, emmené par le socialiste Pedro Sánchez, arrivé au pouvoir en 2018 à la suite d'une motion de censure qui avait fait tomber le dirigeant conservateur.

Sa nouvelle tribune a été publiée tard mardi soir, dans la foulée de la victoire de l'Espagne contre la France à la Coupe du monde (2-0).

"Certains accordent plus d'importance à dénoncer un ministre étranger ou à faire une révérence à un Premier ministre afin de faire du bruit, détourner l'attention, susciter l'émoi, et tout cela pour qu'on ne parle pas de ce que nous vivons", a encore dénoncé Mariano Rajoy.

Ces propos font allusion à la réaction de Pedro Sánchez qui avait dénoncé ces derniers jours les "déclarations xénophobes" de son prédécesseur.

Lundi, en marge du défilé du 14-Juillet à Paris, le dirigeant socialiste avait dit à son homologue français Sébastien Lecornu "avoir tellement honte".

Sur des images captées par des caméras, on a pu apercevoir le Premier ministre espagnol porter ses mains à sa poitrine, s'incliner légèrement en forme d'excuse devant Sébastien Lecornu et Brigitte Macron, l'épouse du président français.

"Eux ne demandent pardon pour rien. C'est apparemment toujours aux autres de le faire", a critiqué Mariano Rajoy, faisant là référence aux multiples affaires judiciaires qui touchent l'entourage privé et professionnel de Pedro Sánchez, ainsi qu'au Parti socialiste (PSOE), qu'il dirige.