Quand et où se joue la CAN féminine 2026 ?
La compétition se déroule du 26 juillet au 16 août, exclusivement dans les villes de Rabat et Casablanca. Le match d'ouverture opposera l'Algérie au Sénégal dès 18h00 (heure locale) au Stade Olympique de Rabat, avant l'entrée en lice du pays hôte face au Kenya, à 21h00, au Stade Moulay El Hassan. La finale se disputera le 16 août, également au Stade Olympique de Rabat.
Une édition à 16 équipes, une première historique
Jamais la CAN féminine n'avait réuni autant de sélections. Le format passe pour la première fois à 16 équipes réparties en quatre groupes de quatre, contre douze lors de l'édition précédente organisée déjà au Maroc en 2024. Cet élargissement a été acté par le Comité exécutif de la CAF début novembre 2025, alors que les éliminatoires touchaient déjà à leur fin : douze équipes, dont le Maroc qualifié d'office en tant qu'hôte, avaient validé leur place sur le terrain. Pour compléter le tableau sans relancer de nouveaux matchs, la CAF a choisi de repêcher les quatre meilleures nations africaines non qualifiées sportivement, sur la base du classement mondial féminin de la FIFA en vigueur à l'époque : le Cameroun (66e), la Côte d'Ivoire (71e), le Mali (79e) et l'Égypte (95e). Ce repêchage administratif explique la présence, par exemple, du Mali et du Cameroun dans le groupe D ou de l'Égypte dans le groupe C, aux côtés d'équipes qualifiées, elles, par les éliminatoires.
Les quatre groupes de la CAN féminine 2026
Groupe A (Rabat) : Maroc, Algérie, Sénégal, Kenya
Groupe B (Casablanca) : Afrique du Sud, Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Tanzanie
Groupe C (Rabat) : Nigeria, Zambie, Égypte, Malawi
Groupe D (Casablanca) : Ghana, Cameroun, Mali, Cap-Vert
Les deux premiers de chaque poule, ainsi que les deux meilleurs troisièmes, se qualifient pour les quarts de finale, programmés les 8 et 9 août. Les demi-finales sont fixées au 12 août à Rabat, la petite finale et les barrages qualificatifs pour le Mondial se jouant les 13 et 15 août, avant l'apothéose du 16 août.
Les stades de la compétition
Après plusieurs ajustements liés au report (des plans antérieurs évoquaient notamment Fès, Mohammedia, Oujda ou Berkane comme villes d'accueil), la CAF a fixé un dispositif resserré autour de deux villes, Rabat et Casablanca, réparties sur cinq enceintes :
À Rabat : le Stade Olympique (21 000 places), qui accueille le match d'ouverture Algérie-Sénégal ainsi que la finale du 16 août ; le Stade Moulay El Hassan (22 000 places), tout nouveau stade inauguré en novembre 2025, qui sert de base au Maroc et au groupe A ; le Stade Al Madina (18 000 places), qui accueille notamment les matchs du Nigeria en phase de groupes.
À Casablanca : le Stade Larbi Zaouli (environ 30 000 places), deuxième plus grand stade de la ville derrière le Mohammed V, et le Stade Moulay Rachid (25 000 places), qui se partagent les rencontres des groupes B et D.
Un enjeu qui dépasse le simple titre continental
Au-delà du trophée, cette CAN féminine sert aussi de tournoi qualificatif pour la Coupe du monde féminine 2027, qui se tiendra au Brésil. Les quatre demi-finalistes valideront directement leur billet pour le Mondial, tandis que les équipes sorties en quarts conserveront une dernière chance via des barrages. De quoi transformer chaque match de poule en confrontation à très haute intensité, notamment pour des nations comme le Sénégal, qui rêve d'une première qualification mondiale, ou le Kenya et le Mali, portés par une ambition affichée.
Le Nigeria, ogre du football féminin africain
Impossible d'évoquer les favoris sans citer le Nigeria. Les Super Falcons ont remporté dix des treize éditions précédentes et restent la référence absolue du continent. Championnes en titre après leur victoire 3-2 en finale face au Maroc en 2024 dans une folle remontada, elles s'appuient une nouvelle fois sur des cadres majeures comme Asisat Oshoala, sextuple meilleure joueuse africaine de l'année, et Rasheedat Ajibade et Joe Echegini, pensionnaires du PSG.

Le Maroc, porté par son public, veut enfin soulever le trophée
Pour sa troisième CAN organisée à domicile, le Maroc n'a encore jamais remporté la compétition, malgré deux finales perdues consécutives : face à l'Afrique du Sud en 2022, puis face au Nigeria en 2024. Les Lionnes de l'Atlas, dirigées par Jorge Vilda et emmenées par leur capitaine Ghizlane Chebbak, élue meilleure joueuse africaine de l'année 2025, et leur gardienne Khadija Er-Rmichi, espèrent cette fois franchir le dernier obstacle devant leur public.
Les autres prétendantes au titre
L'Afrique du Sud, championne en titre 2022 et emmenée par l'attaquante Thembi Kgatlana, veut retrouver son trône continental. Le Ghana, auteur d'un parcours qualificatif parfait sans but encaissé, et la Zambie, portée par son duo offensif Racheal Kundananji-Barbra Banda, figurent également parmi les outsiders les plus sérieux. À surveiller aussi du côté du Malawi, avec les sœurs Tabitha et Temwa Chawinga, et du Cameroun, où l'expérience de Gabrielle Aboudi Onguéné pourrait faire la différence.
Le feuilleton du report
Le calendrier initial prévoyait un coup d'envoi le 17 mars 2026, pour une finale le 3 avril. Mais l'organisation a connu plusieurs rebondissements. Début février, à peine six semaines avant le coup d'envoi, des informations ont évoqué un possible désistement du Maroc, la vice-ministre sud-africaine des Sports Peace Mabe affirmant même que son pays était prêt à récupérer l'organisation du tournoi. Le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, avait dans la foulée déclaré que l'Afrique du Sud était prête à "sauver" la compétition. Ces rumeurs de changement de pays hôte n'ont toutefois jamais été confirmées officiellement par la CAF ni par la Fédération royale marocaine de football.
Finalement, c'est un simple report qui a été acté : le 5 mars 2026, la CAF a annoncé officiellement le décalage du tournoi, qui reste organisé au Maroc mais se tient désormais du 25, et puis finalement du 26 juillet au 16 août, soit près de quatre mois plus tard que prévu. Dans son communiqué, l'instance a évoqué des discussions avec la FIFA et d'autres parties prenantes, visant à "assurer le succès de cette importante compétition féminine, compte tenu de certaines circonstances imprévues", sans détailler la nature exacte de ces circonstances. Ce report intervenait alors que plusieurs sélections avaient déjà entamé leur préparation pour l'échéance de mars, ce qui a contraint les fédérations à revoir leur planification sportive en plein milieu de saison.
Ce qu'il faut retenir avant le coup d'envoi
Seize équipes, deux villes hôtes, un format inédit et des tickets pour le Mondial 2027 à la clé : la CAN féminine 2026 s'annonce comme la plus grande édition de l'histoire de la compétition. Entre la quête d'un premier sacre pour le Maroc, la domination historique du Nigeria et la révolte annoncée de l'Afrique du Sud, cette phase finale marocaine promet six semaines intenses pour le football féminin africain.
