L'ancien double champion du monde 2020 et 2021 a déjà levé les bras à six reprises sur la Grande Boucle, mais sa dernière victoire remonte à cinq ans. Depuis, le puncheur français a connu encore quelques hauts mais surtout des bas et le bilan de son année 2026 est jusque-là particulièrement mauvais.
"Mon début de saison n'a pas été bon. Je ne performais pas du tout, j'ai du stopper les Ardennaises pour faire un vrai break, repartir de zéro ou presque pour reconstruire ma forme pour le Tour", a admis le coureur de l'équipe suisse Tudor ce mercredi lors d'une visioconférence à trois jours du départ à Barcelone.
"Depuis, je me sens beaucoup mieux", assure "Alaf" qui va participer à son huitième Tour de France – "ça fait beaucoup de kilomètres et beaucoup d'émotions".
Le Français se dit conscient du "temps qui passe" et d'avoir reculé dans la hiérarchie.
"C'est vrai, c'est une réalité. L'écart se creuse avec la jeune génération et j'ai une moins bonne récupération que les jeunes qui arrivent. Mais je suis toujours passionné par ce que je fais, de me dépasser et essayer d'être meilleur. Ça me donne encore envie de continuer, je profite de mes dernières courses, de mes dernières saisons en tant que cycliste professionnel", a-t-il dit.
"Je ne veux pas avoir de regrets à la fin de ma carrière, je suis très content de ce que j'ai accompli jusqu'à maintenant, mais je sais aussi que j'ai encore la motivation de faire des belles choses et sur ce Tour de France encore plus."
Il "rêve toujours" d'une victoire d'étape qui "aurait beaucoup, beaucoup de valeur pour moi".
"Ça ferait écho à beaucoup de résilience de ma part parce que j'ai connu vraiment des grands moments dans ma carrière, mais aussi beaucoup de moments difficiles à l'image de ces dernières années."
