Il y a un an, l'ancienne élève de Patrick Mouratoglou s'était présentée à New York à la recherche de son service, en pleine reconstruction. Le parcours de la lauréate de l'édition 2023 s'était arrêté prématurément en huitième.
Douze mois plus tard, c'est avec un tout autre visage que l'enfant de Delray Beach (Floride) est arrivée à l'US Open, championne à Cincinnati et demi-finaliste à Toronto.
"Je n'étais pas nerveuse aujourd'hui, ce qui est un choc", a-t-elle plaisanté après son match.
Elle a pris d'entrée les rênes de sa rencontre du premier tour, face à une Sonmez pourtant volontaire.
La Turque a joué long pour empêcher Gauff d'imprimer son rythme, s'aventurant aussi régulièrement au filet pour forcer le point.
Mais l'Américaine, campée sur sa ligne de fond, a laissé le jeu venir à elle, acceptant les longs échanges, poussant souvent son adversaire à la faute.
Signe de sa solidité mentale du moment, Gauff a sauvé trois balles de break avec autorité dans le sixième jeu du deuxième set, pour finalement conserver sa mise en jeu.
"J'ai juste essayé de ne pas paniquer", a-t-elle expliqué après coup. "Et j'ai réussi à rester posée."
Au deuxième tour, l'Américaine a rendez-vous avec la gagnante du match entre l'Australienne Daria Kasatkina (61e) et l'Espagnole Paula Badosa (87e).
Elle fait partie des quatre joueuses susceptibles de pointer à la première place mondiale au terme de l'US Open, avec Aryna Sabalenka, Elena Rybakina et Jessica Pegula.
Dans son cas, cette hypothèse ne deviendrait réalité que si elle s'imposait, sous réserve que Rybakina tombe avant les demi-finales.
