Voronchikhina sacrée en super-G, premier titre pour la Russie sous son drapeau depuis 2014

Voronchikhina aux Jeux Paralympiques.
Voronchikhina aux Jeux Paralympiques. REUTERS/Lisi Niesner

La skieuse russe Varvara Voronchikhina a été sacrée ce lundi championne paralympique de super-G à Milan Cortina, devant la Française Aurélie Richard, décrochant le premier titre de la Russie sous son drapeau depuis 2014.

Déjà médaillée de bronze en descente deux jours plus tôt, Voronchikhina a devancé Richard et la Suédoise Ebba Aarsjoe en super-G. Les Russes ont obtenu l'autorisation de revenir en compétition sous leur bannière et avec leur hymne, quatre ans après l'invasion russe en Ukraine.

"Félicitations à Varvara Voronchikhina pour la première médaille d'or de la Russie aux Jeux paralympiques", l'a félicité le ministre russe des Sports, Mikhail Degtyarev, sur le réseau social Telegram, "l'hymne russe retentit".

Au départ juste après Aarsjoe, sur la piste de la Tofane de Cortina, la double championne du monde en 2022 a largement devancé la Suédoise, pour franchir la ligne en 1 min 15 et 60/100.

Déjà vice-championne paralympique de la descente samedi, Aurélie Richard a ensuite très bien débuté, avant de perdre un peu de temps pour finalement échouer à un peu moins de deux secondes de la leader. Mais sans regrets.

"Celle-ci, c'est que du bonheur, s'est réjouie la Française, de passer la ligne et voir ce 2 s'afficher, c'était un soulagement. Cette deuxième place me suffit largement".

Varvara Voronchikhina décroche son premier titre paralympique, à 23 ans. En 2022, elle était présente à Pékin, avant que les Russes ne soient finalement bannis à la veille de la cérémonie d'ouverture, et quelques jours après l'invasion russe en Ukraine.

Mais en septembre dernier, un vote en assemblée générale de l'IPC, le comité international paralympique, a rouvert la porte à une réintégration complète (avec drapeau et hymne) des comités russe et bélarusse.

Et il y a quelques semaines, l'IPC a confirmé l'invitation de 10 athlètes des deux pays pour prendre part aux Jeux, provoquant la colère de plusieurs nations, dont l'Ukraine, qui a notamment boycotté la cérémonie d'ouverture.