Après avoir dit oui à l'automne 2024 à sa formation de cœur Poitiers dans la foulée de son deuxième titre olympique, à Paris, le réceptionneur-attaquant de 35 ans unit son avenir à celle de ses premiers pas parmi les pros.
Mais alors qu'il n'avait effectué à Poitiers qu'une pige de quelques mois, il s'est cette fois engagé pour deux ans, à partir de la saison prochaine, une signature annoncée ce mardi qui doit le mener jusqu'aux prochains Jeux olympiques, à Los Angeles.
"C’est un honneur de revenir là où tout a commencé pour moi. Tours est le premier club à m’avoir fait confiance et je savais que j’y reviendrais", a déclaré Ngapeth (346 sélections), cité dans le communiqué du club.
"Mon retour en France pour deux saisons me permettra de communier avec le public français mais également de m’inscrire dans un projet de performance afin de préparer au mieux LA 2028" a-t-il ajouté.
Après 13 ans passés à l'étranger, Ngapeth avait signé à l'automne 2024 à la surprise générale à Poitiers, son club de cœur, quitté lors du mercato hivernal suivant pour le Fenerbahçe (Turquie), en faisant jouer une clause de sortie dans son contrat.
Pendant ces trois mois, la venue de Ngapeth avait donné un coup de projecteur sur le championnat de France déserté par les internationaux, rempli les salles et permis à l'intéressé de prolonger la magie des Jeux de Paris.
Ambitions communes
Ngapeth, père de trois enfants, s'est cette fois engagé plus longtemps, donc, avec le TVB où il a disputé ses trois premières saisons professionnelles sous les ordres de son père Eric, avec à la clé le titre de champion de France 2010 et deux Coupes de France (2010 et 2011).
Et alors que le Stade Poitevin n'avait pas disputé les play-offs depuis plusieurs années quand Ngapeth s'est engagé, le joueur rejoint cette fois le champion de France en titre qui a égalé en 2025 le record de titres détenu par Cannes (10).
Avec Ngapeth, le club vainqueur de la Ligue des champions en 2005 veut retrouver le devant de la scène européenne après avoir échoué à atteindre les quarts de finale de la C1 lors de ses deux précédentes apparitions, en 2023 et 2024.
Cette saison, le TVB, vainqueur de la Coupe de la CEV (C2) en 2017, a perdu ses cinq matches de Ligue des champions.
"Avec l’arrivée d’Earvin, nous affirmons une fois de plus les ambitions qui font qu’aujourd’hui le TVB est une référence dans le paysage du volley européen", déclare le président du club François Bruneau dans le communiqué.
"Cette signature va nous permettre de franchir de nouvelles étapes qui permettront de continuer à faire rayonner Tours et le volley français", ajoute-t-il.
En Touraine, Ngapeth entend lui se préparer au mieux pour participer aux JO 2028, lui qui a couru après sa forme, notamment à cause d'une blessure au genou, jusqu'au Mondial 2025 où les Bleus ont été piteusement éliminés dès le premier tour.
