Kostyuk assume son choix de s'exprimer sur la guerre après avoir refusé de serrer la main de Sabalenka

Marta Kostyuk (Ukraine) s'exprime après sa défaite face à Aryna Sabalenka (Biélorussie) à Brisbane
Marta Kostyuk (Ukraine) s'exprime après sa défaite face à Aryna Sabalenka (Biélorussie) à BrisbaneWILLIAM WEST / AFP

La joueuse ukrainienne Marta Kostyuk a défendu son "choix conscient" d'évoquer la situation de son pays lors de la cérémonie de remise des trophées d'un tournoi préparatoire à l'Open d'Australie à Brisbane.

La 20e mondiale n'a pas serré la main de la numéro un biélorusse Aryna Sabalenka après sa défaite en finale dimanche, en deux sets.

Comme beaucoup de joueuses ukrainiennes, Kostyuk refuse de serrer la main des Russes ou des Biélorusses depuis l'invasion de son pays par Moscou.

Dans son discours lors de la remise des trophées, Kostyuk, 23 ans, a déclaré : "Je voudrais dire quelques mots sur l'Ukraine. Je joue chaque jour avec une douleur au cœur, et il y a des milliers de personnes qui n'ont ni électricité ni eau chaude en ce moment. Il fait moins 20 degrés dehors, et c'est très difficile de vivre cette réalité au quotidien." a-t-elle ajouté, la voix chargée d'émotion.

Habituellement, la cérémonie d'après-finale voit les joueuses se féliciter mutuellement.

Kostyuk a tout de même remercié "toutes les adversaires affrontées cette semaine."

Sabalenka, qui a déjà affirmé ne pas soutenir la guerre, a félicité Kostyuk pour sa place en finale lors de son discours sur le court.

Sur Instagram, où certains internautes ont reproché à Kostyuk un manque de fair-play, elle a écrit : "Les mots que j'ai partagés après le match ont suscité de nombreuses réactions. Pour moi, c'est un choix conscient de continuer à rappeler ce que vivent l'Ukraine et ses citoyens. Merci à tous ceux qui ont apporté leur soutien. Et merci à toutes les joueuses que j'ai affrontées cette semaine."

Les deux joueuses seront présentes à l'Open d'Australie dès dimanche, où Sabalenka fait figure de favorite pour décrocher un troisième titre en quatre ans.