"Un honneur d'écrire mon nom dans les livres d'histoire", dit Carlos Alcaraz

Carlos Alcaraz et son trophée.
Carlos Alcaraz et son trophée.CLIVE BRUNSKILL / GETTY IMAGES ASIAPAC / GETTY IMAGES VIA AFP

Carlos Alcaraz a remporté ce dimanche l'Open d'Australie, le seul tournoi du Grand Chelem qui manquait à son palmarès : "c'est un honneur d'écrire mon nom dans les livres d'histoire", a-t-il commenté.

Parlez-nous de vos émotions...

"J'avais en tête de réussir le Grand Chelem en carrière (remporter les quatre tournois du Grand Chelem en plusieurs années, NDLR). À chaque fois que je suis venu en Australie, j'ai axé mon intersaison pour être prêt à jouer ce tournoi et remporter le trophée. Ça ne s'était pas bien passé jusque-là alors je suis très heureux d'avoir continué à travailler pour y parvenir et que ce soit arrivé. Mon intersaison a été différente cette fois et ça n'a pas été facile. Beaucoup de gens doutaient de mon niveau dans ce tournoi où je n'avais jamais dépassé les quarts de finale. Alors je suis venu en en voulant plus, avec l'ambition de soulever le trophée, en étant suffisamment fort mentalement pour ne pas écouter ce que pouvaient dire les gens. Et c'est un rêve qui s'est réalisé."

C'est votre premier titre du Grand Chelem sans votre ancien entraîneur Juan Carlos Ferrero. Étiez-vous encore plus motivé ?

"Pas vraiment. Je suis venu pour jouer pour moi, pour mon équipe. Nous savons tout le mal que je me suis donné durant l'intersaison pour être prêt pour ce tournoi. Maintenant que j'ai le trophée, je suis heureux de prouver que les gens qui doutaient avaient tort."

Visez-vous désormais le Grand Chelem ?

"Ce sont de grands mots, pour être honnête. Je veux juste prendre les tournois du Grand Chelem les uns après les autres. Là, ça va être Roland-Garros. J'y ai de très bons souvenirs, mais je ne veux pas me mettre trop de pression en me disant qu'il faut absolument le gagner. Je vais récupérer, me préparer et bien m'entraîner pour bien jouer le prochain tournoi du Grand Chelem."

Quels sont vos objectifs maintenant sur le circuit ?

"Il y a des tournois que je veux vraiment gagner au moins une fois. Je veux par exemple gagner au moins une fois tous les Masters 1000 et il m'en reste quelques uns à gagner (Canada, Shanghai et Paris, NDLR). Il y a aussi les Masters ATP et la Coupe Davis. La Coupe Davis est un véritable objectif, je veux vraiment la gagner pour l'Espagne."

Réalisez-vous les exploits que vous accomplissez ?

"J'essaie, j'essaie. Le tennis est un très beau sport, mais le mauvais côté est qu'on doit jouer toutes les semaines et parfois on n'a pas le temps de réaliser ce qu'on vient de faire. J'ai appris à profiter de chaque seconde des moments que l'on vit. Pas seulement quand on soulève des trophées, mais quand on joue au tennis, quand on joue des tournois, quand on gagne, quand on perd. Alors là maintenant, j'essaie simplement de prendre du temps pour réaliser ce que j'ai fait. Je sais que j'écris l'histoire avec des trophées, des tournois, des réussites. Pour moi, c'est un honneur d'écrire mon nom dans les livres d'histoire."

Vous avez des tatouages représentant les Majeurs que vous avez gagnés. Qu'allez-vous vous faire tatouer et où ?

"Ce sera un petit kangourou sur une jambe près de Roland-Garros ou de Wimbledon."