Quel niveau de confiance tirez-vous de ce tournoi ?
"C'est super d'avoir été capable de battre Jannik (Sinner en demi-finale) en cinq sets et d'avoir enchaîné sur une belle bataille avec Carlos (Alcaraz en finale) en quatre sets serrés. Je savais que pour gagner le titre, il faudrait vraisemblablement que je batte les deux. j'en ai battu un, c'était très bien, et c'est un pas de plus que ce que j'ai fait l'an dernier en Grands Chelems. Donc c'est encourageant, mais pour moi, ce n'est pas suffisant. je vais continuer de m'entraîner et on verra si j'ai une nouvelle chance. Si on regarde ce qui s'est passé ces deux dernières semaines, c'est une immense réussite pour moi d'avoir atteint la finale et d'avoir été à deux sets de remporter le tournoi. Après une défaite on est toujours amer mais, en réalité, je ne peux qu'être content de ce résultat. En finale, le premier set est l'un des meilleurs que j'aie joués depuis des années."
Après avoir gagné le premier set 6-2, vous pensiez gagner le match ?
"Tout à fait. Il est très intelligent donc je savais qu'il allait modifier son jeu et élever son niveau. Donc je savais ce que j'avais à faire mais il s'est passé quelque chose et j'ai perdu toute mon énergie en deux jeux. Et j'ai senti que ça revenait au milieu du quatrième set. Je ne suis pas passé loin, mais il était écrit que ça ne se ferait pas. Je n'aime pas parler de mes difficultés physiques parce qu'on va dire que je cherche des excuses. C'est comme ça."
Comment gérez-vous une telle déception ?
"J'espère que le sentiment que je ressens va s'estomper en pas trop longtemps. J'ai déjà perdu beaucoup de grands matchs dans ma carrière même si, heureusement, j'en ai gagné plus que j'en ai perdus. Le meilleur moyen pour moi pour gérer cet aspect psychologique et émotionnel, c'est d'être avec ma famille. C'est la seule chose à laquelle je pense en ce moment, les retrouver et les serrer fort dans mes bras."
