"Avec l'expérience" et "de la chance", Sinner sur sa qualification en huitièmes

"Avec l'expérience" et "de la chance", Sinner sur sa qualification en huitièmes
"Avec l'expérience" et "de la chance", Sinner sur sa qualification en huitièmesPhoto par DAVID GRAY / AFP

Qualifié samedi pour les huitièmes de finale de l'Open d'Australie après avoir concédé un set et clairement souffert des températures élevées à Melbourne, Jannik Sinner a attribué son succès à un mélange de "chance" et "d'expérience".

QUESTION: Vous avez manifestement souffert de la chaleur. Comment avez-vous gagné ce match malgré tout?

REPONSE: "Il faisait effectivement chaud et j'ai commencé à avoir quelques crampes dans le troisième set. Après quelque temps, elles ont peu à peu disparu. Avec l'expérience, je connais mieux mon corps, ça me permet de gérer certaines situations un peu mieux qu'avant. Et j'ai aussi eu de la chance qu'ils ferment le toit, ça prend toujours quelques minutes. J'en ai profité pour essayer de me relâcher, ça m'a aidé. J'ai aussi changé légèrement ma manière de jouer certains points (...) Et les dix minutes de pause après le troisième set m'ont aidé aussi."

Q: Vous aviez déjà eu un sérieux coup de chaud en 2025 à Melbourne, en huitièmes de finale contre Holger Rune. Avez-vous profité de l'intersaison pour améliorer votre résistance à la chaleur?

R: "J'ai passé l'intersaison à Dubai pour la deuxième année de suite, c'est notamment lié aux conditions météorologiques - même s'il ne faisait pas aussi chaud cette année que la précédente. J'ai l'impression que parfois, il n'y a pas vraiment d'explication (aux défaillances par fortes chaleurs, NDLR): par exemple, cette nuit, je n'ai pas aussi bien dormi que je l'aurais souhaité. Peut-être que c'est à cause de ça, peut-être pas. En tout état de cause, j'essaie de me maintenir chaque jour dans la meilleure forme possible. Ce genre d'incidents peuvent arriver et dans ces cas-là, j'espère que la douleur s'en ira petit à petit, ce qui a été le cas aujourd'hui (samedi, NDLR)."

Q: Jugez-vous possible de développer progressivement la même résistance à la chaleur que les joueurs qui la supportent le mieux sur le circuit?

R: "Je ne sais pas. Comme je l'ai dit avant le tournoi, je me sens bien physiquement et mentalement. Parfois, la seule chose à faire est de se battre. Bien sûr que (la résistance à la chaleur, ndlr) est un domaine dans lequel j'adorerais progresser. Mais d'un autre côté, chaque joueur a ses propres faiblesses et celle-ci est peut-être la mienne. Il y aura toujours des jours où tu ne trouves pas la solution, tout ne peut pas toujours aller dans ton sens. Mais j'essaie de rester calme même dans ce genre de moments. S'il (son adversaire Eliot Spizzirri, NDLR) avait continué à jouer de la même manière et que j'avais un petit peu lâché, peut-être que mon tournoi se serait terminé aujourd'hui. Je ne sais pas."

Q: Vous parlez de votre adversaire, en quoi vous a-t-il gêné?

R: "J'ai eu le sentiment qu'il se déplaçait très bien et qu'il ne ratait quasiment aucun revers. Il arrivait très bien à doser la puissance de ses frappes. Mais j'ai ensuite changé un peu de rythme, ce qui m'a aidé à entrer dans l'échange de manière différente. Quoi qu'il en soit, c'est un super joueur et je ne peux que le féliciter d'avoir joué à un tel niveau pour son premier (tableau final à l')Open d'Australie."

Propos recueillis en conférence de presse.