L'heure de la confirmation pour Vacherot au Masters 1000 de Monte-Carlo

Valentin Vacherot à Acapulco le 27 février.
Valentin Vacherot à Acapulco le 27 février.ALFREDO ESTRELLA/AFP

Après l'ascension fulgurante à Shanghai, l'heure de la confirmation pour Valentin Vacherot : le Monégasque (23e) veut "passer la seconde" chez lui, au Masters 1000 de Monte-Carlo où il entrera en lice lundi ou mardi.

L'an dernier, il avait eu besoin d'une invitation en tant que 259ᵉ mondial pour participer, mais son titre au Masters 1000 chinois l'a fait changer de dimension. Au Country Club de Monte-Carlo où il a grandi, Vacherot, désormais 23ᵉ au classement ATP, est acclamé comme une "légende".

À Shanghai, il s'était extrait des qualifications avant d'enchaîner les exploits contre Alexander Bublik, Holger Rune et Novak Djokovic pour triompher en finale de son cousin, le Français Arthur Rinderknech.

"Beaucoup de choses ont changé dans ma carrière, avec un nouveau statut. Je sais très bien que tout ce qui s'est passé, c'était un petit peu le pic, le petit nuage et que j'allais retomber à un moment", reconnaît le grand brun (1,93 m) de 27 ans.

Depuis, le Monégasque s'est montré moins conquérant même s'il a obtenu des résultats honorables : des troisièmes tours à l'Open d'Australie et à Indian Wells où il a perdu contre des joueurs du top 10, et un huitième de finale à Miami (battu par Arthur Fils).

Son changement de statut a bouleversé son quotidien en le faisant passer des circuits inférieurs au gratin du tennis mondial chaque semaine.

"J'ai essayé d'encore plus améliorer mon jeu pour être prêt à jouer à ce niveau-là. Je joue très peu de joueurs en dessous de la 50ᵉ ou 60ᵉ place mondiale. Il faut être prêt à chaque match", admet-il.

"Comme un enfant"

"Il n'y a pas eu d'énormes résultats, mais il n'y en a pas eu beaucoup de mauvais. Je pense que maintenant c'est à moi de passer la seconde, lâcher un peu cette attente pour aller rechercher des demies, des finales et un titre cette année. Pourquoi pas dès cette semaine, à la maison !", lance Vacherot.

L'année dernière, le local du tournoi avait décroché son premier succès à Monte-Carlo en écrasant l'Allemand Jan-Lennard Struff (6-2, 6-1) avant d'être sorti au tour suivant par le Bulgare Grigor Dimitrov.

Pour son entrée en lice, le local du tournoi sera opposé au Polonais Kamil Majchrzak (53ᵉ), qu'il n'a jamais affronté, avant un très difficile deuxième tour potentiel face à l'Italien Lorenzo Musetti, finaliste de la dernière édition.

Vacherot a hâte de jouer un "match chaud" face au 5ᵉ mondial, dans une ambiance qu'il adore. Il aura l'avantage de jouer à domicile, puisqu'il est "né sur cette terre battue", où il a joué pendant 18 ans.

"Il y a plein de joueurs qui ont des tournois dans leur pays. Mais moi, j'ai l'un des plus grands tournois au monde, dans mon club, là où j'ai foulé les courts depuis que j'ai six-sept ans. Ce sont les vestiaires où je me prépare tous les jours, les parkings où je me gare tous les jours", savoure-t-il.

"C'est pour ça que je suis comme un enfant chaque année dès qu'il y a le tournoi ici. La pression monte petit à petit. C'est un truc de dingue pour moi", trépigne le Monégasque.