Le 32e joueur mondial, âgé de 21 ans, est tombé à Doha en finale face au numéro 1 mondial Carlos Alcaraz, après un beau parcours pour son troisième tournoi de reprise après huit mois d'absence à cause d'une blessure au dos.
"Indian Wells va être mon 4e tournoi de reprise. C'est sûr que ce n'est pas facile de trouver le rythme. Je l'ai bien trouvé à Doha. Il faut essayer de rester sur la même lancée", a-t-il indiqué mardi lors d'un point presse avec le journal L'Equipe et l'AFP. Après Doha, Fils avait déclaré forfait pour le tournoi de Dubaï "par précaution", "je ne voulais pas retourner au début des huit mois".
Le jeune Français, qui réside aux Emirats arabes unis, a quitté le pays direction les Etats-Unis jeudi, deux jours avant les premières frappes américano-israéliennes sur l'Iran qui ont déclenché une guerre dans la région. Plusieurs joueurs sont toujours bloqués à Dubaï, une ville visée par des frappes de représailles iraniennes.
L'an dernier, Arthur Fils avait atteint les quarts de finale à Indian Wells. Le tricolore ne s'estime pas encore au même niveau. "Je joue très bien aussi, mais c'est un peu plus à la bagarre, on va dire. Il faut se battre pour gagner les matchs, les points, les sets. C'est pas facile, mais je dois en passer par là (...) pour engranger de la confiance", ajoute celui qui dit être resté "positif" pendant sa longue absence.
Fils a également reçu depuis le mois dernier le renfort dans son staff du Croate Goran Ivanisevic, qui ne l'accompagne toutefois pas en Californie.
"C'est un très bon ami de Ivan (Cinkus, son entraîneur, ndlr), ça s'est fait assez naturellement. Il a été un excellent joueur, excellent coach, je pense qu'il va m'aider grâce à son expérience, avec des petits détails qui vont peut-être m'aider à faire la différence", explique-t-il à propos de l'ancien vainqueur de Wimbledon qui a notamment entraîné Novak Djokovic.
