Sans Sabalenka, qui pour battre Rybakina à Doha ?

Rybakina et son trophée à Melbourne.
Rybakina et son trophée à Melbourne.REUTERS/Hollie Adams

Une semaine à peine après son deuxième titre en Grand Chelem, Elena Rybakina a l'occasion dès dimanche au WTA 1000 de Doha d'affirmer sa suprématie sur dur, en l'absence de la patronne du circuit Aryna Sabalenka.

Malgré le forfait de la n°1 mondiale, officialisé mercredi et dû selon la WTA à un "changement de programmation" pour la Bélarusse, le plateau reste de qualité pour ce premier WTA 1000 de la saison qui sera immédiatement suivi de celui de Dubai (15-21 février).

La n°2 mondiale Iga Swiatek et la tenante du titre au Qatar Amanda Anisimova (4e) seront de la partie, comme la double lauréate américaine de tournois du Grand Chelem Coco Gauff (5e).

Titrée sur les courts en dur de Doha (2022, 2023, 2024), la Polonaise aura certainement à cœur de prendre sa revanche sur Rybakina, qui l'a éliminée en quarts de finale de l'Open d'Australie trois jours avant de gagner le titre à Melbourne en dominant en finale Aryna Sabalenka.

Mais depuis la fin de la saison 2025, la Kazakhstanaise est quasiment inarrêtable.

Sacrée au WTA 500 de Ningbo en octobre, au Masters de Ryad en novembre et à Melbourne en janvier, la lauréate de l'édition 2022 de Wimbledon affiche un bilan de 22 victoires pour trois défaites (dont une par forfait) depuis le début du mois d'octobre.

Quart-de-finaliste à Doha en 2025, Rybakina a moins de points à défendre au Qatar que Swiatek, demi-finaliste sortante.

Déjà titulaire du meilleur classement de sa carrière, la puissante serveuse kazakhstanaise pourrait donc supplanter la Polonaise au deuxième rang mondial en cas de bon parcours à Doha.

L'écart entre les deux joueuses au classement WTA est inférieur à 400 points, or la championne de Doha récoltera 1.000 unités et la finaliste 650.

Sans Osaka ni Boisson

Après son sacre à Melbourne, Rybakina a déclaré avoir "de grands objectifs", sans préciser lesquels.

Dans l'immédiat, son but est de stabiliser son niveau de jeu et ses résultats "tout au long de la saison", a-t-elle affirmé. Exemptée de premier tour à Doha, elle débutera son parcours contre la Chinoise Wang Xinyu (33e) ou la Colombienne Emiliana Arango (46e).

Swiatek affrontera elle l'Indonésienne Janice Tjen (47e) ou la Roumaine Sorana Cirstea (36e) pour son entrée en lice.

Coco Gauff entamera elle son tournoi contre l'Américaine McCartney Kessler (32e) ou Elsa Jacquemot (53e), seule Française présente dans le tableau final en attendant le résultat du match de Varvara Gracheva (73e) samedi au second tour des qualifications.

En dehors de Sabalenka, les principales absentes à Doha sont la Japonaise Naomi Osaka (14e), toujours gênée par une blessure abdominale qui l'avait contrainte à déclarer forfait avant son troisième tour à l'Open d'Australie, l'Américaine Jessica Pegula (6e) et la Suissesse Belinda Bencic (9e), "malade" selon la WTA.

La Française Loïs Boisson (34e), qui avait créé la sensation en se hissant en demi-finales du dernier Roland-Garros alors qu'elle était classée 361e mondiale, a également déclaré forfait pour les WTA 1000 de Doha et Dubaï.

Plus aperçue sur le circuit depuis le début de l'automne en raison d'une succession de pépins physiques, la Dijonnaise de 22 ans soigne une blessure à une jambe, selon la WTA.

Contrairement à Boisson, Sabalenka devrait elle bel et bien être de retour pour le WTA 1000 de Dubaï.

Lors de la précédente édition du tournoi émirati, la Russe Mirra Andreeva était devenue à 17 ans et 299 jours la plus jeune lauréate d'un WTA 1000 depuis la création en 2009 de cette catégorie d'épreuves, qui regroupe les tournois les plus prestigieux après ceux du Grand Chelem.

Doha et Dubaï sont les deux premiers WTA 1000 d'une saison qui comptera dix tournois de cette catégorie, dont Indian Wells et Miami dès le mois de mars.