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C'est un nom qui est sur toutes les lèvres des suiveurs de tennis. Moïse Kouamé vient d'avoir 17 ans, et déjà, la France l'imagine comme un futur vainqueur de Grand Chelem. Au moins, il n'a pas fait la couverture de Tennis Magazine à 9 ans comme un certain Richard Gasquet qui, hasard ou coïncidence, accompagne son "successeur" sur certains tournois.
Néanmoins, la prudence est de mise. Kouamé vient tout juste de faire son entrée dans le top 400, et est donc encore loin des cieux. Néanmoins, par le biais des agents, il a dégotté une wildcard pour le Masters 1000 de Miami, de quoi l'exposer pour de bon aux yeux du tennis mondial.
Des marques à prendre
Ce ne sera pas son premier tableau principal ATP. Invité pour participer aux qualifications de l'ATP 250 de Montpellier, il en a profité pour sortir deux adversaires classés dans le top 200 (Elias Ymer et Clément Chidekh) au prix de rudes batailles pour s'inviter dans le tableau principal. Là, il a tenu la dragée haute à Aleksandar Kovacevic, alors finaliste en titre, remportant le premier set avant de tomber en panne d'essence.
Un aperçu de ce qu'il est capable de faire, mais évidemment surtout un état des lieux de ce qui lui manque pour avancer. Néanmoins, il faut éviter de s'enflammer : combien de jeunes joueurs prometteurs n'ont jamais réellement confirmé leur talent. Une définition qui pourrait d'ailleurs s'accorder avec son adversaire du jour, Zachary Svajda.
Car on parle d'un joueur qui, sans être annoncé comme un oracle, avait soulevé l'espoir d'être un taulier du circuit ATP, ce qui est toujours possible. Quelqu'un qui était double champion U18 des États-Unis, collant notamment une raclée en finale à un certain Ben Shelton en finale en 2021. Cinq ans plus tard, à l'âge de 23 ans, il vient tout juste de faire ses débuts dans le top 100, une étape toujours cruciale dans le développement d'un joueur.
Sur le papier, il n'y a pas photo : Moïse Kouamé est invité, théoriquement plus faible, et s'il n'a rien à perdre, 300 places d'écart environ, cela fait beaucoup. Et le niveau théorique de Svajda est relativement connu : il lui a permis de remporter pas moins de sept titres au niveau Challenger, et de prendre un set contre nul autre que Novak Djokovic, lors du dernier US Open.
Mais bien évidemment, l'essentiel est ailleurs. Le jeune Français ne s'arrêtera pas là, et il est murmuré depuis quelques jours qu'il pourrait également avoir une wildcard pour le prochain Masters 1000, celui de Monte-Carlo. D'autant que ce ne sera pas un évènement aux États-Unis, habitués aux enfants prodiges : le site officiel du tournoi n'affiche même pas le court sur lequel il va jouer.
Mais l'enjeu est surtout de savoir comment il peut se comporter sur les grandes scènes. Dans la salle intimiste de Montpellier, la pression est différente par rapport à un Masters 1000 pour lui : avancer sur ce genre de tournois, ne serait-ce que passer un tour, serait déjà une énorme performance. Et justifierait pour de bon la hype présente autour de lui. Le jeu en vaut la chandelle, Moïse Kouamé a-t-il les épaules ?
