À la Meinau, Strasbourg voulait se reprendre après avoir manqué de persuasion en championnat contre le PSG (1-2) tandis que Monaco espérait bien surfer sur sa victoire éclatante contre Rennes (4-0).
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Godo n'attend pas
C'est d'ailleurs le club du Rocher qui s'est procuré la première situation. Dans l'axe, Maghnes Akliouche a tenté sa chance, Mike Penders a repoussé sur Vanderson, contré (2e).
Mais c'est le Racing qui a trouvé la faille. Parti sur le côté gauche, Diego Moreira a provoqué Thilo Kehrer pour mieux le déborder et centrer au second poteau. Joaquín Panichelli a remisé sur Martial Godo qui a marqué de la tête. Malgré une tentative désespérée de Philip Köhn, le ballon était déjà bel et bien entré (7e).
Dès lors, Strasbourg a pris le contrôle du match. Sur un centre de Valentín Barco, Panichelli a failli faire le break d'emblée mais sa reprise du droit a fui le cadre (8e). "El Colo" a été à l'initiative d'une action identique au but, mis à part le changement de côté : Panichelli a voulu retrouver Godo mais Köhn est intervenu, non sans difficulté (20e).
La nervosité monégasque était palpable. Pour un mouvement d'humeur sur Barco, Vanderson a été averti (22e). Il a fallu attendre la 36e minute pour assister à une nouvelle opportunité des Rouge-et-Blanc. Akliouche a fait irruption dans un mouvement noué entre Mika Biereth et Aleksandr Golovin pour frapper de volée : Penders a de nouveau repoussé la menace sur... Vanderson qui a cette fois manqué le cadre (36e).
Mais ce sont les Alsaciens qui ont mieux fini et Köhn s'est interposé trois fois consécutives face à Panichelli (39e, 45e) et Abdoul Ouattara (40e).
Appelez-le "Enci-show"
Au retour des vestiaires, Sébastien Pocognoli a fait entrer Krépin Diatta et la recrue Simon Adingra. Sans guère d'effet car, grâce à la connexion sud-américaine, Strasbourg a de nouveau fait plier l'ASM en début de période. Après que Panichelli s'est imposé dans l'axe, Barco a pu percuter et glisser un ballon délicat dans la course de Julio Enciso, à la limite du hors-jeu, qui a dribblé Köhn avant de marquer dans le but vide (55e).
Terminé ? Pas exactement. Mamadou Coulibaly a trouvé Biereth dans la diagonale et le Danois a placé un tir croisé imparable pour Penders (58e).
Match relancé alors ? Pas exactement non plus. Après que Barco s'est promené dans l'entrejeu, Panichelli a servi Ouattara mais Zakaria a taclé du bout de pied. Pris à contre-pied, Kehrer a glissé et Enciso n'a plus eu qu'à piquer son ballon pour redonner deux buts d'avance au Racing (61e).
Cela n'a pas empêché les erreurs alsaciennes mais Adingra a trouvé Penders sur son chemin (63e). Trouvé à l'entrée de la surface, Akliouche a frappé nettement au-dessus (67e).
Le Racing a géré son avance, tandis que Monaco, malgré des changements offensifs, peinait à se montrer dangereux et a attendu les dix dernières minutes pour mettre la pression sur Penders. Membre de l'escouade venue redonner de l'envie, Folarin Balogun s'est imposé dans les airs sur un centre de Vanderson mais il a trouvé le dessus de la transversale (82e). Puis Stanis Idumbo, lancé en profondeur, s'est précipité et a manqué de précision sur son enroulé du gauche (84e). Après avoir sollicité le une-deux avec Akliouche, Adingra a touché le poteau gauche dans un angle réduit (90e+2).
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Insuffisant pour envisager un retournement de situation. Strasbourg affrontera Reims, dernier survivant de Ligue 2. Monaco devra effacer cette élimination à Nice dimanche lors d'un derby azuréen qui vaudra cher pour les deux clubs.
