Programme, résultats et tableau des médailles des Jeux Olympiques sur Flashscore
Dimanche, Timothy Loubineaud avait manqué son premier objectif des JO : le 5000 mètres, dont il avait brièvement été recordman du monde cette saison. Avant la mass start, place au 10.000 mètres, sur lequel il avait clairement un coup à jouer en raison du faible nombre de partants (12).
Loubineaud est chocolat
Le Français était positionné dans la dernière série, avec le vainqueur du 5000 mètres, Sander Eitrem. Au moment de s'élancer, c'est Metoděj Jílek qui était en tête, avec un "negative split" prononcé qui lui avait permis de faire une deuxième partie de course absolument exceptionnelle. Le chrono du Tchèque s'annonçait difficile à aller chercher.
Le Français se lançait sur les intermédiaires du Tchèque, et semblait rapidement bien en jambes. Le Norvégien, lui, passait rapidement à l'action, et creusait l'écart sur un Loubineaud dont on avait du mal à analyser la résistance. Mais à mi-course, il était potentiellement médaillé de bronze.
Mais petit à petit, il perdait des centièmes, et la crainte d'une médaille en chocolat se précisait. Pendant ce temps, Eitrem commençait à coincer, et les chronos des deux participants se rapprochaient. Mais l'or était déjà exclu pour l'un et l'autre, et puisqu'ils perdaient du temps, la lutte pour la médaille s'annonçait serrée.
À 9000 mètres, il n'était pas sur le podium. Il fallait un dernier kilomètre de folie, et malheureusement, le Français n'en était plus capable. Quatrième place donc, à 3.72 du podium. Pas de regrets pour Timothy Loubineaud, à qui il reste encore des cartouches pour enfin ouvrir le compteur du patinage de vitesse français, toujours vierge de médailles dans l'histoire des JO d'Hiver.
