Programme, résultats et tableau des médailles des Jeux Olympiques sur Flashscore
Place au géant hommes, avec sur le papier un grand favori : Marco Odermatt. Tenant du titre, quadruple vainqueur de la Coupe du monde, le Suisse a néanmoins été supplanté par Franjo von Allmen, et n'avait qu'une médaille de bronze dans ces JO. De quoi donner de l'appétit à ses adversaires, dont deux Bleus aux dents longues, Léo Anguenot et Alban Elezi Cannaferina, tous deux montés sur le podium cette saison en Coupe du monde.
Le dossard n°1 était la propriété de Lucas Pinheiro Braathen. Et le Brésilien a parfaitement exploité cet avantage en livrant une première manche supersonique. Rapide, précis, il a survolé l'exigeant parcours et pris un avantage décisif. C'est bien simple : seul Marco Odermatt est resté sous la seconde ! De quoi envisager la deuxième manche avec sérénité.
Côté français, fortunes diverses. Avec le 10, Léo Anguenot avait pris le tarif des autres favoris, mais sans fautes majeures, il avait décroché une intéressante cinquième place, à seulement 34 centièmes du podium provisoire. Pour Alban Elezi Cannaferina, en revanche, échec cuisant : près de 5 secondes de retard, et déjà la fin des illusions quant à une belle performance.
L'histoire écrite par Braathen
Parmi les déceptions de la première manche, le champion du monde en titre Raphael Haaser livrait un deuxième run bien plus solide, qui lui permettait de regagner quelques places. Mais c'est Alexander Schmid qui faisait la plus belle impression parmi les premiers partants, et semblait parti pour une belle remontée. Avant que Joan Verdu ne se glisse en tête, puis Marco Schwarz pour un centième.
Le double médaillé mondial tenait pour longtemps la place dans le hot seat. Il validait sa place dans le top 10, et les sorties de piste s'enchaînaient. Même le vice-champion olympique en titre Žan Kranjec ne parvenait pas à conserver son énorme avance. C'est finalement Atle Lie McGrath, 8e de la première manche, qui venait le déloger après un splendide parcours en contrôle.
Le Norvégien tenait encore la tête au moment où Léo Anguenot prenait le départ. Solide sur les appuis, le Français tentait le maximum pour emmagasiner de la vitesse, et gardait la tête aux intermédiaires. Mais il faiblissait légèrement sur le bas, là où son rival avait été excellent, et coupait la ligne en deuxième place, avec 17 centièmes de débours. La médaille venait sans doute de s'envoler.
C'était alors le quart d'heure suisse : Thomas Tumler prenait la tête, puis Loïc Meillard sortait le grand jeu et restait devant son compatriote, assurant la médaille. C'était alors l'heure de Marco Odermatt, et le tenant du titre envoyait un parcours absolument démentiel, accroissant son avance. Mais cela n'allait pas être suffisant pour doubler Lucas Pinheiro Braathen, qui avait bien trop d'avance. Et qui allait écrire une page d'histoire : le premier titre du Brésil aux JO d'Hiver !
