Programme, résultats et tableau des médailles des Jeux Olympiques sur Flashscore
Déjà trois médailles d'argent pour Mathis Desloges dans ces Jeux Olympiques, et le staff avait tenté un coup de poker pour capitaliser sur sa magnifique forme. Il était aligné en team sprint avec Jules Chappaz pour viser une médaille, alors que chez les femmes, Léonie Perry et Mélissa Gal devaient dans un premier temps tenter d'assurer leur place en finale.
Les Bleues se sont lancées sans problème. Mélissa Gal et Léonie Perry ont réalisé le même temps à 11 centièmes près ! Une équipe homogène donc, qui a décroché sans coup férir la 10e place, mais loin, très loin des Suédoises qui, même en l'absence de Linn Svahn (la championne olympique du sprint), ont survolé ces qualifications.
Le classement des qualifications femmes
Chez les hommes, aucun problème non plus. Mathis Desloges a tenu son rang sans en faire trop, et Jules Chappaz a signé un excellent chrono pour assurer une sixième place qui laissait penser que les Bleus en avaient gardé sous la spatule pour la suite. Néanmoins, la Norvège restait l'immense favorite, même si ce sont les Américains qui avaient remporté la qualification.
Le classement des qualifications hommes
Johannes Klæbo tout-puissant
La finale dames présentait donc un suspense modéré, mais c'est Jessie Diggins qui imprimait un gros tempo sur son premier relais. Maja Dahlqvist prenait alors la direction des opérations, pendant que les Bleues s'accrochaient tant bien que mal. La Suède fichait le camp, avec les Américaines à leurs trousses, et à la mi-course, il semblait improbable de ne pas voir les Scandinaves triompher.
Le classement de la finale femmes
Irrésistibles, Jonna Sundling et Maia Dahlqvist creusaient petit à petit, et avaient près de 10 secondes de marge au moment d'aborder le dernier relais, alors que les Françaises restaient dans le paquet. C'est alors que la Suisse lançait une offensive via Nadine Fähndrich, qui manquait de recoller à la tête de course, mais échouait de peu dans le final, alors que l'Allemagne écartait la Norvège du podium. 7èmes, les Bleues donnaient l'impression d'être à leur place.
Mais bien évidemment, la paire masculine était la plus attendue côté français. Mathis Desloges affichait ses ambitions en prenant la tête dès son premier relais, mais aucune décision n'était faite en début de course. Et quand le Français cassait son bâton, il rétrogradait en fin de peloton, étant contraint à un gros effort. Les passages de relais n'étaient pas propres, pour ne pas dire pire, et la médaille semblait compliquée à aller chercher.
L'avant-dernier coûtait encore un cassage de bâton et sifflait la fin des illusions. Johannes Høsflot Klæbo, chargé de finir le travail, plaçait un énorme pétard et éteignait la concurrence, triomphant avec aisance devant les Américains et les Italiens qui enflammaient encore le public. Pour les Bleus du ski de fond, c'est le premier véritable échec des JO.
