Programme, résultats et tableau des médailles des Jeux Olympiques sur Flashscore
Place à l'épreuve reine du ski de fond : le 50 km, et pour ces Jeux Olympiques, c'est en style classique que cela allait se passer. Pour cette course hommes, les Bleus étaient en nombre et sans pression, les JO étant déjà réussis. Théo Schely, Hugo Lapalus, Mathis Desloges et Victor Lovera espéraient une belle performance, mais tous les regards étaient braqués sur Johannes Høsflot Klæbo, qui pouvait accomplir un nouvel exploit historique : gagner les six courses au programme.
La colonie norvégienne venait d'entrée imprimer le tempo, et deux Bleus étaient dans le groupe de tête : comme attendu, Hugo Lapalus et Mathis Desloges étaient dans le coup. Néanmoins, il allait falloir attendre pour voir une décision : l'écrémage allait se faire par l'arrière.
Intouchable Johannes Høsflot Klæbo
Le Canadien Thomas Stephen se portait alors aux avant-postes de façon surprenante, sans doute pour faire tomber le rythme. Ce qui fonctionnait : un peloton de 20 skieurs était rassemblé après 10 km, avec les quatre Bleus en son sein. Les Norvégiens, Emil Iversen en tête, forçaient alors l'allure pour faire sauter quelques concurrents. C'est alors qu'au 15ᵉ kilomètre, deux des outsiders au podium explosaient : Iivo Niskanen et Harald Amundsen.
Un groupe de 5 se détachait alors : Klæbo, Iversen, Martin Nyenget, Saveliy Korostelev et un Français, mais certainement pas celui attendu : Victor Lovera. Mais ces deux derniers n'allaient pas pouvoir tenir le rythme du trio norvégien, qui semblait parti pour une démonstration. En tout cas, à la mi-course, le trou était creusé. Le seul suspense était de savoir si Iversen et Nyenget allaient réussir à empêcher le Grand Chelem de Klæbo.
Est-ce ce dernier qui était trop fort ou ses compatriotes qui voulaient en garder ? En tout cas, aucune attaque dans le trio de tête. Ou l'impression qu'ils emmenaient leur leader sur un plateau. Le podium 100% norvégien était de toute façon assuré, et la décision allait se faire dans les cinq derniers kilomètres. .
Mais c'est Iversen, usé, qui craquait le premier. On attendait alors l'attaque de Klæbo, et elle arrivait dans la dernière bosse : Nyenget ne pouvait répondre, et laissait son compatriote partir vers la victoire. Totalement rôti, Johannes Høsflot Klæbo trouvait la force de conclure et de gagner son pari : six courses au programme, 6 titres, 11 au total dans sa carrière. Le plus grand de l'histoire, tout simplement.
