Programme, résultats et tableau des médailles des Jeux Olympiques sur Flashscore
L'histoire dorée du biathlon français avec les Jeux olympiques a débuté en février 1992 avec le relais féminin composé de Corinne Niogret, Véronique Claudel et Anne Briand. Elles ont été les pionnières, avec un premier titre remporté à domicile aux Saisies aux JO d'Albertville, pour l'entrée des femmes au programme olympique de la discipline.
À l'époque, les Bleues avaient surpris les Allemandes pour s'imposer avec 22 secondes d'avance. Trente-quatre ans plus tard, les Françaises sont devenues la référence mondiale et présentent, sur le papier, le relais féminin le plus dense, passé de trois à quatre relayeuses dès 1994 à Lillehammer en Norvège.
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Leader de la Coupe du monde de biathlon, Lou Jeanmonnot a pris tous les métaux aux JO 2026 depuis une dizaine de jours, avec l'or du relais mixte (associée à Éric Perrot, Quentin Fillon Maillet et Julia Simon), l'argent de l'individuel derrière sa compatriote Julia Simon et le bronze du sprint remporté par la Norvégienne Maren Kirkeeide devant une autre Française, Océane Michelon.
À cela s'ajoute la 6e place de Camille Bened dans l'individuel, sa seule course pour l'instant aux Jeux, qui est passée à une balle d'un podium.
Bened a été préférée à Justine Braisaz-Bouchet, valeur sûre en relais et toujours présente pour les titres mondiaux en 2024 et 2025, mais en difficulté depuis le début des Jeux à Anterselva (80e de l'individuel (12/20), 62e place du sprint (6/10), non qualifiée pour la poursuite).
Concurrence dense
Camille Bened lancera le relais français, puis ce sera au tour de Lou Jeanmonnot puis d'Océane Michelon, avant que Julia Simon ne termine la course. Le quatuor français essaiera de retrouver l'or olympique, après le bronze (1994, 2006 et 2018) et l'argent (2010).
Les Françaises ont su mettre de côté l'affaire de la carte de crédit opposant Julia Simon à sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet (Simon a été condamnée fin octobre 2025 à trois mois de prison avec sursis pour vol et fraude à la carte bancaire, après avoir utilisé la carte de Braisaz-Bouchet), pour dominer les épreuves de relais depuis trois saisons.
En Coupe du monde, elles ont signé dix podiums, dont cinq victoires, en 14 courses, avec une rotation dans les biathlètes alignées à chaque course, et ont proposé dans leur composition optimale deux démonstrations aux Mondiaux en 2024 à Nove Mesto et en 2025 à Lenzerheide.
Le week-end sprint/poursuite à Anterselva a toutefois fait surgir quelques interrogations. Après son titre dans l'individuel, Julia Simon dut renoncer à la poursuite, malade lors du sprint terminé à près de deux minutes de Kirkeeide. De son côté, Lou Jeanmonnot a manqué le podium en poursuite (4e à 17/20 sur le pas de tir).
"Forcément, il faudra prendre tout ça en compte. Il nous reste heureusement deux jours pour récupérer, donc on va les utiliser à bon escient pour faire le point avec l'ensemble du groupe", a glissé l'entraîneur des Françaises, Cyril Burdet, dont les qualités de management et de motivation du groupe vont à nouveau être très utiles.
Les cinq biathlètes étaient présentes mardi à l'entraînement en fin de matinée, sous la neige tombante, avant l'annonce de la composition.
De plus, la concurrence s'est densifiée, avec notamment un relais féminin de très haute qualité à Ruhpolding mi-janvier, le dernier disputé avant les Jeux, avec quatre nations en dix secondes, et une victoire pour la Norvège, devant l'Italie et la Suède. Les Françaises avaient été reléguées à la 4e place, et Julia Simon, amoindrie par un refroidissement, avait eu du mal à finir.
