Cooper Woods coiffe Mikael Kingsbury en ski de bosses, les Bleus se ratent

Cooper Woods au sommet.
Cooper Woods au sommet.REUTERS/Marko Djurica

Au terme d'une finale au scénario dramatique, Cooper Woods a devancé d'un souffle la légende du ski de bosses Mikael Kingsbury, et devient champion olympique de ski de bosses, alors que les Bleus n'ont pas vu la manche finale.

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Finale du ski de bosses hommes avec bien évidemment un grand favori : la légende de la discipline, Mikael Kingsbury, qui venait récemment d'atteindre la barre des 100 victoires en Coupe du monde. Côté français, Benjamin Cavet, quatrième à Pékin, et Thibaud Mouille étaient des outsiders crédibles pour tenter d'imiter Perrine Laffont, en bronze hier. 

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Le raté des Bleus

Thibaud Mouille était le premier à se lancer côté français. Un parcours sobre, sans fioriture, mais qui ne transcendait pas les juges. Toutefois, avec 79.35, il pouvait légitimement espérer rejoindre la manche finale, même s'il était dépendant des résultats de ses concurrents. 

C'est alors que la situation prenait une tournure dramatique pour les Bleus. Benjamin Cavet n'allait jamais parvenir à se libérer, sans faire de faute majeure, mais son run paraissait insuffisant. Il se classait juste derrière son compatriote, et les Français devaient attendre une erreur des favoris... qui n'arriverait jamais. Pas de finale pour l'un comme pour l'autre, une énorme désillusion. 

En finale, Ikuma Horishima, ancien triple champion du monde et en bronze à Pékin, livrait un run incroyable avec un deuxième saut de toute beauté. On n'imaginait personne aller chercher son 83.44, mais l'éternel Mikael Kingsbury donnait tout avec une vitesse hallucinante, réalisant un parcours de champion : 83.71, et la première place ! 

Ne restait plus que Cooper Woods. L'Australien, passé par les repêchages mais impressionnant en première manche, sortait le grand jeu, même s'il était un poil moins rapide. Au final, l'incertitude était énorme, et le scénario incroyable : 83.71 ! À égalité, c'est la note sur les "Turns" qui permettait à Cooper Woods d'être sacré champion olympique pour la première fois de sa carrière. Hallucinant !