Les Bleues au pied du podium sur le relais à Ruhpolding, la Norvège retrouve la victoire

Lou Jeanmonnot et les Bleues au pied du podium.
Lou Jeanmonnot et les Bleues au pied du podium.Photo par TOBIAS SCHWARZ AFP

Le relais norvégien a fait la différence en fin de course pour triompher à Ruhpolding devant l'Italie et la Suède, alors que la France a craqué en fin de course et termine au pied du podium.

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Coup d'envoi de la cinquième manche de la Coupe du monde de biathlon dans la Mecque de la discipline, la station de Ruhpolding. Au programme, le relais femmes, dont la France était sans nul doute favorite. Le quatuor Lou Jeanmonnot, Océane Michelon, Justine Braisaz-Bouchet et Julia Simon, champion du monde en titre, avait de plus remporté le dernier relais en date, samedi à Oberhof. 

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Lanceuse officielle du relais français, Lou Jeanmonnot a été à la hauteur de son statut : celui de leader de la Coupe du monde. Après un sans-faute au couché, elle a appuyé sur l'accélérateur et largué la concurrence sur les skis. Résultat : 10/10, aucune pioche, un relais passé en tête. Néanmoins, on pouvait regretter l'absence d'écart créé, tout le monde ayant tiré assez proprement.

Chocolat pour les Bleues

Sur le relais d'Oberhof, c'est Océane Michelon qui avait fait un premier break, et l'on attendait la même chose ici. Néanmoins, elle piochait une fois au couché, et prenait un léger retard, l'obligeant à faire l'effort sur la piste. Et fatalement, cela se payait au debout, avec deux nouvelles balles de pioche consommées, et à mi-course, la France se retrouvait 8ème à 5 secondes. Une situation clairement inattendue. 

Heureusement, Justine Braisaz-Bouchet reste une des meilleures fondeuses du plateau. En un tour, elle effaçait ce déficit, et mieux encore, elle signait un sans-faute propre et net pour prendre la tête ! Mais tous ces efforts consentis se retournaient contre elle sur un tir debout désastreux, qui la voyait frôler le tour de pénalité. Néanmoins, elle faisait un dernier gros effort à skis pour limiter la casse, et passait le témoin avec "seulement" 8 secondes de débours. Un moindre mal. 

Julia Simon devait donc faire la différence à la bagarre. Ce qui était le cas dès le tir couché, puisqu'elle ressortait en tête avec Lisa Vittozzi, après un sans-faute. Le duo remettait ça au debout après un tir supersonique, et allait se jouer la victoire sur les skis. Mais le dénouement allait être inattendu : Maren Kirkeeide allait surgir du diable vauvert dans les derniers hectomètres, et coiffer au poteau la Transalpine pour décrocher un succès inattendu. La Suède prend la troisième place, et la France reste au pied du podium : un avertissement sans frais avant les Jeux Olympiques.