"J'ai du mal à mettre des mots dessus, je suis ému. C'est un réel kiff, c'était mon rêve de faire ça, et là je le vis. Encore une fois j'ai mes parents ici, comme à Gurgl, donc c'est fou", a confié le Savoyard de 27 ans à la chaîne Eurosport.
Quatrième chrono de la première manche dominée par le Norvégien Henrik Kristoffersen, Rassat a "regardé les coureurs" depuis l'aire de départ, voyant son coéquipier Steven Amiez prendre la tête provisoire, et savait "que ce serait hyper serré".
"Il ne fallait pas que je me 'darne' dessus dans la deuze, et quand j’ai vu la lumière verte en bas, j'avais juste envie de tout jeter dans l'aire d'arrivée. J'ai jeté les bâtons, j'ai vu le public, c'était dingue", a-t-il raconté.
Spectateur la veille du podium de Léo Anguenot en géant (3ᵉ), il a cette fois vécu la même émotion "à la première personne, devant ce mur", prenant par la même occasion les commandes de la discipline devant son compatriote Clément Noël.
"Ce début de saison me donne quand même pas mal de confiance en moi et de légèreté à l'approche des courses. Je sais que je skie bien, j'arrive à le montrer en course. J'arrive à récupérer des erreurs que je peux faire grâce à la confiance", a-t-il décrit, après avoir frôlé la sortie de piste en bas de la première manche.
"Je me sens bien en deuxième manche, c'est là qu'il y a le 'money time' et pour l'instant je ne me sens pas inhibé par ça, et j'arrive à me donner à 100 %", a-t-il poursuivi.
